De nombreux oiseaux sont insectivores, favoriser leur présence est une forme de biocontrôle.

 

<i>Aphidius</i> sp. observant un puceron © G. Carcassès, SNHF

Certains insectes pondent dans d'autres à la manière de cette micro-guêpe. Ces parasitoïdes sont des auxiliaires très précieux au jardin.

 

Un piège à phéromones permettant d'attirer des adultes du carpocapse des pommes et des poires.

 

Cristaux de Bacillus thuringiensis, un micro-organisme utilisé en lutte biologique.

 

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Les micro-organismes

Les micro-organismes sont utilisés en protection des plantes pour lutter contre des ravageurs et des maladies ou, dans certains cas, pour renforcer leurs défenses contre des bioagresseurs. La plupart des micro-organismes utilisés en lutte biologique sont des agents pathogènes : ils infectent leur hôte et provoquent leur mort.

Cette famille regroupe des champignons microscopiques, des bactéries, des virus…

Les virus

Les virus sont principalement utilisés pour lutter contre des Lépidoptères, on peut citer l’exemple du virus de de la granulose du carpocapse (carpovirusine) qui attaque les larves après ingestion en se multipliant dans les cellules du système digestif puis dans tout l’organisme.

Les bactéries

Parmi les bactéries utilisables en protection des plantes, on peut citer le genre le plus répandu qui est Bacillus et notamment Bacillus thuringiensis. Cette bactérie agit après ingestion par l’action de toxines et il en existe plusieurs types spécifiques de certains groupes de ravageurs. Il est par contre peu spécifique et va par exemple tuer toutes les chenilles de Lépidoptères, qu’il s’agisse de ravageurs ou non.

La toxine majeure de Bacillus thuringiensis peut être extraite et purifiée, il s’agit alors du biopesticide le plus commercialisé au monde et c’est cette toxine qui est synthétisée et accumulée dans les plantes OGM dites "Bt".

Les champignons

Les champignons sont les seules solutions envisageables pour la lutte microbiologique contre les insectes piqueurs. Ils agissent par contact en traversant le tégument des insectes. Ils peuvent par contre être peu spécifiques et donc présenter un risque pour des auxiliaires, voire des vertébrés. D’autres sont également utilisés pour augmenter la vigueur des plantes (mycorhizes).

L’efficacité des micro-organismes est bien souvent dépendante des conditions du milieu (température et humidité en particulier), leur utilisation n’est donc pas toujours évidente : respectez bien le mode d’emploi !