fleur de poirier copyright v.lebourgeois

 

La meilleure façon
de réduire l'usage
des pesticides 
est de cultiver
la bonne santé
de son jardin.

 

Rubriques transverses

JARDINER AUTREMENT: quoi de neuf?

Gestion durable de la santé des cultures

27 Février 2015

Logo de l'INRALe 26 février 2015, deux membres de l'équipe Jardiner Autrement ont assisté à un séminaire de l'INRA organisé par le métaprogramme SMaCH (Sustainable Management of Crop Health soit Gestion Durable de la Santé des Cultures). Ce programme met en place des projets de recherche réunissant plusieurs disciplines (agronomie, économie, sociologie...). De plus, la plupart des projets ont une démarche participative en associant chercheurs et acteurs de terrain (agriculteurs, conseillers, chambres d'agriculture...). Le thème des projets lancés fin 2014 est "Mobiliser les régulations naturelles, surveiller, diagnostiquer, anticiper les risques pour la santé des cultures". Voici 3 projets intéressants pour les jardiniers amateurs :

 

  • REACTION : développer les symbioses mycorhiziennes en culture de tomate pour diminuer les besoins en engrais et produits phytosanitaires.
  • COPAIRNIC : prédire les épidémies de pourriture grise dues à Botrytis cinerea, notamment sur les cultures de tomate et de fraise.
  • GEEK : utiliser les données collectées sur Internet afin de suivre et d’anticiper l’expansion de certains bioagresseurs

En savoir plus

   

Synthèse de la conférence sur l'agriculture urbaine

12 Février 2015

Affiche de la conférenceRetour sur la conférence « Agriculture urbaine : utopie ou réalité ? » du 10 février à l’université Paris Dauphine.

Les problématiques de la ville

Les défis à relever pour rendre la ville plus durable et auxquels l’agriculture urbaine pourrait répondre en partie par Paul-Emmanuel Gaye, urbaniste.

  • Répondre au besoin d’interaction sociale
  • Créer des aménités urbaines : un cadre de travail et de vie appréciable et agréable pour les habitants
  • Rendre la ville plus économe dans son fonctionnement (gestion des déchets, approvisionnement en nourriture…)

L’agriculture urbaine : solution alimentaire ou simple créateur de lien social ?

Marie Dehanene, ingénieure paysagiste décrit les différents types d’agriculture urbaine et comment ils pouvaient répondre aux besoins des citadins.

Définition de l’agriculture urbaine

Production de nourriture (culture, élevage) en ville ou en périphérie, en partie destinée à être consommée par des citadins. Agriculture urbaine et ville sont intimement liées, les villes ont été construites sur des sols fertiles, dans des zones propices à l’échange, en bord de cours d’eau par exemple. L’intensité du lien entre la ville et l’agriculture urbaine varie dans le temps, par exemple à Paris, les jardins maraîchers étaient plus nombreux durant les guerres.

Le développement de l’agriculture urbaine, entre force et freins

Au sein de la ville, il existe des concurrences (bâtiments contre champs) et des complémentarités (main d’œuvre qui cherche de l’emploi). Le choix de l’échelle pour développer l’agriculture urbaine est donc important. En effet, il est impossible de nourrir tous les Parisiens aujourd’hui avec des aliments uniquement produits dans la ville même. En revanche, développer l’agriculture dans les zones péri-urbaines en limitant l’étalement urbain permettrait de satisfaire une partie non négligeable des besoins.

Un exemple de ferme urbaine : « La ferme du quartier » de Gabriel Bedoy

Retour d’expérience sur la mise en place d’un système aquaponique : combinaison de l’aquaculture et de l’hydroponie permettant d’alimenter les cultures (tomates, concombres…) avec les déchets organiques urbains (déchets de cuisine et de jardins). Les déchets sont donnés à des homards qui les transforment en nutriments assimilables par les plantes. L’objectif étant de créer une agriculture innovante et productive qui puisse être rémunératrice.

Une multiplicité de modèles

Il existe beaucoup de types d’agriculture urbaine dont deux s’opposent :

  • L’agriculture qui repose sur la technologie et dont la production est vendue, par exemple les fermes verticales qui contrôlent tous les paramètres (lumière, humidité…) pour ne pas dépendre de la nature amenée à se dégrader à cause de changements comme le réchauffement climatique
  • L’agriculture pédagogique qui cherche à réapprendre au citoyen son lien avec la nature

Bien sûr, il existe des systèmes mixtes qui ont pour objectif de rémunérer la main d’œuvre en vendant la production et qui proposent aussi des formations pour les écoles et d’autres structures.

L'agriculture urbaine se fait aussi dans de multiples lieux : jardins, toits, balcons...

L’agriculture urbaine, créatrice de liens entre la nature et les citadins

Antoine Lagneau, chargé de l’agriculture urbaine à Natureparif et activiste dans le mouvement des « Quartiers en transition » dans le 18e arrondissement de Paris, a souligné que l’objectif de l’agriculture urbaine n’est pas de nourrir à elle seule les citadins, mais qu’elle permet de faciliter le lien entre la ville et le milieu rural pour soutenir des agricultures durables et encourager la consommation de produits locaux.

 

Télécharger le compte-rendu de la conférence

   

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