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Actualités

Le déclin de certains papillons en Europe

23 Juillet 2013

Papillon © H. Surmely, SNHFL’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) a compilé les résultats d’observations de populations de 17 papillons de prairies réalisées entre 1990 et 2011 dans 19 pays d’Europe.

D’après ce rapport qui vient de paraître, il ressort que la moitié (huit) des espèces étudiées est en déclin, pour six espèces la tendance est incertaine alors qu’une seule espèce voit sa population augmenter.

Selon Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE, ce résultat est alarmant car ces papillons sont des indicateurs de biodiversité, et plus généralement de la santé des écosystèmes. L’évolution de leurs populations est donc jugée représentative des tendances affectant la plupart des insectes terrestres.

Les causes de ce déclin seraient à la fois liées au développement de l’agriculture mais aussi à l’abandon de certaines terres. En effet, dans certaines régions notamment montagneuses ou humides, les prairies ont été laissées à l’abandon, laissant ainsi place aux broussailles. Dans les terres agricoles, ce sont les monocultures et l’usage de pesticides qui rendent les conditions défavorables aux papillons.

Pour préserver ces papillons, une agriculture économe en intrants et favorisant la biodiversité ainsi que la préservation de zones de prairies sont donc préconisés. Et à l’échelle du jardinier, pourquoi ne pas conserver une partie  de votre terrain en prairie naturelle ?

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Plus de pesticides dans les supermarchés Leclerc en Bretagne

17 Juillet 2013

Une démarche nommée "Zéro phyto, c’est pour bientôt" a été lancée en juin par la coopérative Scarmor qui approvisionne les supermarchés Leclerc bretons. D’ici l’automne, les pesticides de synthèse seront supprimés des rayons et remplacés par des produits d’origine naturelle ou d’autres méthodes alternatives.

Parallèlement, les vendeurs seront formés afin de conseiller au mieux les clients et de les diriger vers des méthodes alternatives aux pesticides. En effet, la sensibilisation du public est au cœur de la démarche et une campagne d’affichage dans les magasins ainsi que l’édition d’un guide pratique font partie des moyens d’information mis en œuvre autour de cette initiative.

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Une nouvelle méthode développée par l’EFSA pour l’évaluation des risques liés aux pesticides

16 Juillet 2013

Prévue par la réglementation européenne, l’évaluation des effets cumulés des pesticides présente à l’heure actuelle des lacunes méthodologiques. Face à ce constat, la Commission européenne s’est engagée à proposer d’ici juin 2014 des pistes pour mieux prendre en compte ces effets cocktails.

Remplissage d'un puvérisateur à main © C. Secq, SNHFL'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a donc élaboré une nouvelle méthodologie afin d’étudier les effets de différents pesticides non pas en regroupant ceux ayant le même mode d’action, mais en regroupant ceux ayant des effets similaires.

Cette approche a été choisie car les modes d’action des pesticides sont souvent insuffisamment connus. Or, le groupe scientifique sur les produits phytosanitaires et leurs résidus a conclu en 2008 que seuls les effets liés à l’exposition simultanée à des pesticides ayant le même mode d’action étaient préoccupants. Etant donné qu’il est supposé que lorsque les effets toxiques de plusieurs pesticides sont de même nature alors ces pesticides ont un mode d’action similaire, le regroupement choisi par l’EFSA prend tout son sens.

Pour pouvoir former les catégories d’effets dans lesquelles seront regroupées les substances, l’évaluation se fera en quatre étapes qui sont les suivantes :

 

  • Identifier les "effets toxiques particuliers et sans ambiguïté qui nuisent à un organe ou à un système".
  • Décrire précisément la nature de l’effet indésirable ainsi qu’un indicateur (par exemple, une hormone).
  • Collecter les données permettant d’identifier les effets d’une substance grâce aux indicateurs définis précédemment.
  • Regrouper les substances présentant des effets toxicologiques similaires.

Jusqu’ici, deux groupes ont été définis : les substances ayant un effet sur la thyroïde et celles ayant un effet sur le système nerveux central. Des travaux sont en cours pour d’autres organes ou groupes d’organes.

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