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Le label "bee friendly" au secours des abeilles

25 Février 2014

abeille qui butine une fleur de pommierPlusieurs associations européennes ont lancé le 24 février en France le label "bee friendly", qui distinguera à partir de la fin 2014 des produits (fruits, légumes et produits laitiers) dont la fabrication ne nuit pas à la "vitalité" des abeilles. Un audit permettra de vérifier que les producteurs labellisés n’utilisent pas certains pesticides comme les néonicotinoïdes ni des OGM, et qu’ils laissent à disposition des fleurs à butiner.

Olivier Belval, président de l'association Bee friendly, insiste ainsi sur le fait que produire "bio" ne signifie pas être "bee friendly". De plus, une exploitation conventionnelle peut tout à fait respecter le cahier des charges, dans la mesure où elle n’utilise pas les pesticides prohibés.

Certaines pratiques, comme la fauche tôt le matin ou tard le soir chez les éleveurs, sont valorisées car elles réduisent l’impact sur les populations d’abeilles, et permettant ainsi une meilleure pollinisation des prairies.

En France, l'association Bee friendly intervient déjà auprès de fruticulteurs et producteurs laitiers, passant plus facilement en conversion "bee friendly" que les céréaliculteurs, de par la nature des pesticides utilisés, qui sont parfois difficiles à remplacer.

Ce label intervient en réponse à l’important déficit en abeilles actuel pour permettre la pollinisation des cultures, qui s’élève selon une étude de l'université de Reading (Royaume-Uni), à 13,4 millions de colonies d'abeilles en Europe.

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La liste des substances NODU Vert Biocontrôle s’allonge en 2013

24 Février 2014

puceron parasitéLa liste des substances entrant dans le calcul du NODU Vert Biocontrôle  comprend dans sa version actuelle établie fin 2013 114 substances, contre seulement 86 l'année précédente. Cette liste permet d’évaluer l’utilisation des méthodes de biocontrôle via cet indicateur spécifique, le NODU Vert Biocontrôle, et ainsi d’estimer l’évolution d’année en année du recours aux produits de biocontrôle. L’objectif visé est bien sûr une augmentation de leur utilisation, les parties prenantes au plan Ecophyto s’engageant à promouvoir ces méthodes de contrôle.
Pour rappel, le NODU (nombre de doses/unité) est un indicateur central du plan Ecophyto calculé à partir des quantités de produits phytosanitaires vendues au niveau national. A l’origine, cet indicateur, englobait l’ensemble des produits disposant d’une AMM, ne distinguant pas pesticides chimiques et produits de biocontrôle. Afin d’encourager l’usage de ces outils de biocontrôle, un indicateur spécifique a donc été mis en place par le groupe de travail « Indicateurs » du plan Ecophyto, sur la base de 3 conditions :  faire partie d’une des familles d’outils de biocontrôle, disposer d’une AMM et disposer d’un profil écotoxicologique compatible avec les objectifs de promotion de produits non toxiques ou dangereux pour l’environnement et la santé.

   

Le jardin thérapeutique, une idée en plein essor

21 Février 2014

Aboutissement de près de trois ans de réflexion de l’entreprise lorraine Pauchard, la structure Terramie est dédiée à la création de jardins thérapeutiques, et compte aujourd’hui plusieurs réalisations dans la région. La famille Pauchard, des pépiniéristes et producteurs qui travaillent sur les plantes depuis quatre générations à Nancy, ont ainsi choisi de s’impliquer dans la mise en place de jardins intergénérationnels, et de jardins destinés aux personnes souffrant d’Alzheimer.
personnes âgées dans allée de jardinAprès une étude préalable de l’existant, notamment aux Etats-Unis, et suite au constat d’un important retard de la France dans ce domaine, le projet s’est avéré être plein de potentiel. Avec trois jardins réalisés, un quatrième en cours, et l’attente de la validation de quatre autres propositions, Terramie affiche un programme chargé.
Leur objectif est de construire des jardins avec le personnel soignant, sur la base d'"une relation entre le jardin, les résidents et les équipes soignante et d’entretien", leur structure se chargeant d’apporter « les outils et la méthode", et de former les intervenants.
Un bel exemple de réalisation se trouve à Saint Rémy (54), dans une maison de retraite où l’on soigne des personnes atteintes d’Alzheimer, disposant d’un jardin où poussent légumes et arbres fruitiers, et où des nichoirs et hôtels à insectes permettent d’attirer les animaux. Adapté aux personnes âgées de par son agencement en pentes douces et l’absence de plantes toxiques, ce jardin permet aux ergothérapeutes et kinés de travailler avec les personnes âgées sur les sensations tactiles ou la stimulation de la marche par exemple. D’autres réalisations semblent aussi à privilégier, comme le jardin intergénérationnel, où les enfants s’occupent du potager situé dans le parc d’une maison de retraite, permettant ainsi un contact direct entre eux et les personnes âgées.
Partant d’un constat sur les attentes des équipes, les pathologies des résidents, l’environnement et le budget, l’équipe de Terramie, fournit aux structures intéressées un projet bien défini, les armant ainsi pour la recherche de subventions. Ce type d’initiative existe dans plusieurs régions françaises, et l’intérêt qu’elles suscitent conduit à envisager une application à d’autres structures comme les unités psychiatriques ou celles dédiées aux militaires en réinsertion.

> En savoir plus: Article "Le jardin thérapeutique se construit avec les soignants", Lien Horticole n°874 semaine 08 - 19 Février 2014 p.10

 

   

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