Certains bioagresseurs attaquent à des moments spécifiques de la vie de la plante :

 

L'asticot de la mouche des semis s'attaque aux jeunes pousses à peine sorties de la graine.

 

La chenille du carpocapse se nourrit de la chair des fruits en mûrissement.

 

Les champignons et bactéries de faiblesse profitent des coupes de tailles pour entrer dans la plante.

 

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Les clefs d'un bon diagnostic

Au jardin, l’idéal est d’observer fréquemment pour détecter précocement. Dans la mesure du possible, le diagnostic doit toujours se faire dès l’observation des premiers symptômes.

Un diagnostic tardif restreint le champ des interventions possibles. Il fait courir le risque de voir apparaître des surinfections, comme des champignons ou des bactéries qui profitent d’une blessure ou d’un état de faiblesse générale de la plante pour se développer.

En pratique, pour mener à bien le diagnostic nous vous proposons quelques conseils pour repérer des désordres sur votre plante.

Surveillez les plantes les plus fragiles

Lors de votre visite journalière au jardin, repérez le comportement de vos plantes. Certaines souffrent plus des conditions climatiques que d’autres. Il vous sera ainsi plus facile de savoir si un bioagresseur est présent ou si c’est l’environnement qui est en cause (carence, gel, manque ou excès d’eau…).

  • La production de racines adventives indique une « souffrance » de la plante et incite à se poser des questions.
  • Courgettes vertes avec des panachures, ne pas confondre avec le virus de la mosaïque du concombre.
  • Dégât de grêle sur des feuilles de murier.

 

En outre, si la plante peut être attaquée tout au long de sa vie, certains stades sont plus sensibles. L’affaiblissement peut être dû :

  • A une blessure (coupe, taille, bouturage, transplantation) ;
  • A une forte sensibilité de certains stades de développement de la plante (germination, floraison, fructification…) ;
  • Aux conditions climatiques qui peuvent favoriser la présence et le développement des maladies et ravageurs.

Aguerrir son œil

Pour trouver le ravageur sur votre plante, il faut regarder au bon endroit au bon moment !

Pour confirmer le diagnostic des outils peuvent vous aider, n’hésitez pas à faire appel aux experts d’HortiQuid ; pour cela il vous sera nécessaire d’envoyer des photos nettes et représentatives des symptômes et dégâts.

En conclusion, la surveillance de vos plantes fait partie intégrante du plaisir du jardinage, ne vous alarmez pas pour une ou deux taches sur les feuilles ! Voyez dans la campagne, à la faveur de vos balades, les plantes en parfaite santé comportent souvent un petit défaut, une feuille grignotée. Certains ravageurs devront être maîtrisés le plus tôt possible quand d’autres pourront être tolérés avec des dommages réduits.