Type

insecte ravageur hémiptère

Nom scientifique

Planocuccus citri

Période à risque

  • janvier
  • fevrier
  • mars
  • avril
  • mai
  • juin
  • juillet
  • aout
  • septembre
  • octobre
  • novembre
  • decembre

Conditions favorables

chaleur et humidité

Dynamique

très forte

Conservation hivernale

femelles hivernantes

Nombre de générations annuelles

8

Organes sensibles de la plante

feuilles

Stades sensibles du végétal

tous

Importance des dégâts

Faible à Moyen

Autres végétaux sensibles

toutes les autres plantes d'intérieur

 

 

Planococcus citri, (c) Chazz Hesselein, Alabama Cooperative Extension System, Bugwood.org

Infestation de cochenilles farineuses.

 

 

Colonies de cochenilles adultes, (c) United States National Collection of Scale Insects Photographs Archive, USDA Agricultural Research Service, Bugwood.org

Colonies de cochenilles installées au niveau des ramifications.

 

 

Cryptolaemus montrouzieri, (c) Sonya Broughton, Department of Agriculture & Food Western Australia, Bugwood.org

Coccinelle adulte (Cryptolaemus montrouzieri) dévorant une cochenille.

 

 

larve de coccinelle (Cryptolaemus montrouzieri) et cochenille farineuse © CC-BY NC 3.0 Sonya Broughton, Department of Agriculture & Food Western Australia, Bugwood.org

De bas en haut : larve de coccinelle (Cryptolaemus montrouzieri) attaquant une cochenille farineuse.

 

 

 

Rubriques transverses

Citronnier - Cochenille

Les cochenilles sont des insectes piqueurs et suceurs très répandus. La cochenille du citronnier (Planococcus citri) est l’une des nombreuses espèces de ce groupe d’insectes polyphages. Elle se dissimule dans un amas cotonneux blanc qui est visible sur les feuilles. D’autres cochenilles peuvent attaquer les agrumes, les cochenilles à bouclier par exemple. Ces dernières sont marrons et se cachent au revers des feuilles ou sur les rameaux. Les conditions de cultures influencent la virulence de l’attaque de ces ravageurs.

SYMPTÔMES / DEGATS

En général, l’infestation est détectée lorsqu’on découvre la cire blanche et duveteuse produite par l’insecte, le plus souvent au niveau des nœuds, de la base des feuilles, ou d’autres zones protégées sur la plante. Sous cette substance blanche, on peut trouver les insectes adultes ou les œufs, orange à roses.

Les infestations importantes peuvent occasionner l’accumulation de miellat. Cette substance collante et sucrée favorise l’apparition de fumagine. Les infestations nuisent directement à la vigueur des plantes et entraînent un ralentissement de la croissance. Dans les cas graves, elles peuvent occasionner le jaunissement et la chute prématurée des feuilles.

 

  • <i>Planococcus citri</i> sur menthe (<i>Mentha spp.</i> L.) © Charles Olsen, USDA APHIS PPQ, Bugwood.org
  • <i>Planococcus citri</i> adulte sur un rameau © CC-BY NC 3.0  USDA Agricultural Research Service, Bugwood.org
  • adulte parasité par un micro-hyménoptère (<i> Leptomastix dactylopii</i>) © CC-BY 3.0 Whitney Cranshaw, Colorado State University, Bugwood.org

ECHELLE DE GRAVITE

Perte de qualités esthétiques

  • La production de miellat par les cochenilles et la présence de fumagine détériore la qualité esthétique de la plante.

Perte de récolte

  • Possible dans le cas des plantes fortement infestées.

BIOLOGIE

Les cochenilles du citronnier vivent généralement en colonies denses, dans les zones les plus protégées des végétaux (bractées, base des feuilles, nœuds…) ou sous les écorces de paillage. Elles subsistent l’hiver sous forme d’adultes sur les rameaux et les feuilles. Leur reproduction est majoritairement parthénogénétique ce qui entretien une population nombreuse. Les jeunes stades larvaires se déplacent avant de piquer le végétal à l’endroit où ils resteront toute leur vie, cachée par l’amas cireux.

Elles affectionnent les conditions chaudes et humides, ce qui explique que leur impact est plus faible sur les plantes cultivées à l'extérieur. En revanche, sur les cultures d’intérieur (appartement, véranda et serres), elles peuvent présenter jusqu’à 8 générations par an.

MOYENS DE LUTTE

Confirmer son diagnostic

Observez la face inférieure des feuilles, l’aisselle des feuilles et les tiges pour détecter les insectes adultes et les larves ou le miellat. Vous pourrez reconnaitre les cochenilles grâce à leur aspect. La cochenille Planococcus est blanche et cotonneuse alors que la cochenille à bouclier est brune et lisse.

Un risque de confusion pourrait exister avec d’autres cochenilles farineuses qui colonisent aussi une large gamme de plantes.

Pour information, les principales cochenilles que l’on trouve sur Citrus en France (Unaspis yanonensis, Lepidosaphes beckii, Aonidiella aurantii, Coccus hesperidum, Saisettia oleae et Parthenolecanium persicae), ne peuvent pas être confondues avec Planococcus citri.

Méthodes culturales

En véranda (ou en serre),

  • Inspectez minutieusement les plantes au moment de l’achat.
  • Surveillez particulièrement les plantes récemment acquises.
  • Contrôlez régulièrement les zones à risque et éliminez manuellement les insectes (ils ne volent pas et se déplacent lentement)
  • Nettoyer les feuilles salies de fumagine avec un tissu et de l’eau pour que la lumière y parvienne.

En extérieur, les cochenilles se développent moins vite car les températures moyennes sont souvent plus faibles qu’à l’intérieur. De plus, l’aération entre les plantes est en générale meilleure à l’extérieur. Contrôlez vos plants lorsque vous les rentrez pour l’hiver, vous trouverez sans doute quelques cochenilles qui seront faciles à retirer à ce moment-là.

Outils de biocontrôle

  • La pulvérisation d’une préparation à base de savon noir ou d’huile d’olive asphyxie les cochenilles et diminuerait l’attaque.
  • Les coccinelles Cryptolaemus montrouzieri peuvent être utilisées en lutte intégrée, en particulier pour les vérandas.
  • Des micro-hyménoptères (Leptomastix spp., Anagyrus pseudococci) peuvent également permettre de réguler le parasite, ces insectes sont pour le moment difficile à trouver pour le jardinier amateur.

Produits de traitement

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu  et portant la mention "emploi autorisé au jardin" (EAJ) :

  • pour l’ensemble des produits, sur le site e-phy : onglet usages ; les produits EAJ sont reconnaissables au pictogramme "lutin" ;
  • pour les produits utilisables en agriculture biologique et portant la mention EAJ, sur le guide publié par le ministère de l’agriculture ;
  • ou renseignez-vous auprès de votre jardinerie.

 

 Sources : SNHF, RHS, INRA      

 

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