Les maladies cryptogamiques

Les feuilles de vos plantes présentent des taches de couleurs diverses, l’écorce de votre arbre change de couleur. Il y a de grandes chances pour que vos plantes soient attaquées par un champignon. Attention, lorsque les symptômes apparaissent, il est trop tard pour soigner les parties atteintes. Il reste à protéger le reste de votre plante ainsi que ses voisines pour éviter que l’infection ne se propage.

Attaque d’entomosporiose sur une feuille de cognassier

Biologie et symptômes

Les interactions entre les champignons et les plantes sont variées. Certains se nourrissent des végétaux morts qu’ils décomposent (champignons saprophytes). D’autres parasitent les plantes. D’autres enfin coopèrent avec les plantes comme ceux qui forment les mycorhizes. Ces derniers s’associent aux racines des plantes échangeant ainsi des éléments du sol contre des nutriments. Nous côtoyons aussi les champignons dans les processus agroalimentaires (levures) ou la pharmacopée (pénicilline, et autres antibiotiques).

Les maladies cryptogamiques représentent la très large majorité des maladies sur les plantes. Elles sont causées par des champignons dont les filaments envahissent la plante. Les champignons étaient autrefois placés dans la famille des plantes cryptogames, le nom de maladie cryptogamiques est resté même si depuis, ils ont été classés dans une branche spécifique.

Lors de l’infection des plantes par un champignon, il y a toujours une contamination primaire, c’est-à-dire un élément infectieux à proximité de votre plante. Une pluie ou un vent de printemps peut apporter des spores sur vos plants ou alors, l’infection est conservée dans le sol.

Le champignon se développe et entre dans la plante à travers l’épiderme. A ce moment-là, aucun symptôme n’est encore visible.

Enfin, dans un troisième temps, les symptômes vont apparaître. Il est alors trop tard pour soigner les parties infectées. Les symptômes s’associent bien souvent à l’émission de nouvelles spores responsables des contaminations secondaires.

Échelle de gravité

Les champignons ont tous leur vitesse de développement propre. Elle dépend très fortement des conditions climatiques et de la plante hôte.

En fonction de la vitesse de développement, les conséquences d’une attaque vont jusqu’à la perte de l’ensemble de la culture.

Éléments généraux de protection

Confirmer mon diagnostic

Les maladies cryptogamiques sont très variées. En général, elles produisent des taches sur les feuilles ou les fruits atteints. Certaines tâches sont très reconnaissables et permettent d’identifier facilement le champignon en cause, c’est le cas notamment des taches orangées des rouilles ou des taches poudreuses blanches des oïdiums. Sur les arbres les carpophores des champignons aident à l’identification de certaines maladies. Reportez-vous aux fiches techniques correspondantes pour les critères spécifiques de reconnaissance.

Méthodes culturales

Pour éviter la prolifération des maladies cryptogamiques dans votre jardin vous pouvez prendre quelques précautions :

  • Le premier élément de protection est de veiller à faire ses plantations dans un sol
  • Nettoyez régulièrement vos outils de taille.
  • Maintenez vos plantes en bonne santé en veillant à ne pas apporter trop d’engrais.
  • Arrosez plutôt le matin au pied des plantes pour éviter un temps de ressuyage long.
  • Arrosez les jeunes arbres les 3 premières années pour qu’ils aient une bonne reprise et ne soient pas la proie des infections.
  • Pour éviter les contaminations secondaires en cours de saison, détruisez les parties infectées. Ne les jetez pas au compost car les spores résistent souvent à la chaleur.
  • Pensez à la rotation des cultures au potager car les champignons se conservent souvent dans le sol plusieurs années.
  • Veillez à bien protéger les blessures sur les plantes, et à surveillez le climat. Une pluie de printemps, un vent par temps humide, sont des facteurs favorisants le développement des champignons.

Biocontrôle

Les maladies cryptogamiques sont souvent présentes sur les plantes affaiblies ou dans des sols déjà infectés. Certaines préparations de plantes sembleraient renforcer les cultures et réduire les risques de contamination. L’efficacité de telles préparations n’est cependant pas démontrée à ce jour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *