Certaines herbes indésirables peuvent transmettre des virus aux plantes cultivées, comme le galinsoga.

 

Le datura officinal est une plante très toxique de la famille des tomates. Lorsqu'elle s'installe dans une culture il faut l'éliminer pour éviter toute mélange avec la récolte.

 

La morelle noire, de la même famille que le datura, est toxique également. Elle possède cependant certaines vertus médicinales.

 

Le jus obtenu en pressant les feuilles de plantain calme les piqûres d'insectes ou d'orties.

 

Certaines adventices constituent des hôtes de choix pour les insectes. Ci-dessus, le graphosome ponctué qui fréquente les plantes de la famille des Apiacées.

 

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Définition

Les herbes spontanées qui s'installent dans le jardin peuvent certes causer certaines nuisances, mais de nombreuses plantes peuvent aussi cacher des qualités. Apprenez à mieux les connaître et à différencier celles qui sont utiles et celles qui sont vraiment indésirables.

Pourquoi on les appelle « mauvaises » herbes?

Les adventices sont vues comme des indésirables car elles entrent en compétition avec les plantes installées par le jardinier :

  • compétition pour l’eau
  • compétition pour les nutriments
  • compétition pour la lumière
  • compétition pour l’espace

Le niveau de nuisance est donc fonction du nombre d’adventices et des ressources disponibles ainsi que de la tolérance de l’espèce cultivée par rapport à cette concurrence.

Elles peuvent également constituer des réservoirs de ravageurs ou de maladies pouvant ensuite s’attaquer aux plantes installées. La bryone dioïque et le galinsoga peuvent par exemple être porteurs du virus de la mosaïque du concombre, la moutarde des champs et la capselle bourse-à-pasteur peuvent être porteuses du champignon causant la hernie du chou…

 

Leur caractère indésirable peut être dû à d’autres types de nuisances qui souvent rendent l’élimination de ces plantes nécessaire :

  • plantes très allergènes (ambroisie), irritantes (berce du Caucase)
  • plantes toxiques pouvant se mélanger aux récoltes (datura, morelle noire)
  • plantes invasives.

 

Leur nuisance peut également être esthétique au jardin d’ornement, cette notion est plus subjective.

 

Des vertus parfois oubliées

Mais ces nuisances sont à mettre en parallèle avec les qualités bien souvent ignorées de ces « mauvaises » herbes. En effet, nombre d’entre elles ont une utilité plus ou moins connue : culinaire, médicinales ou mellifère par exemple.

 

 

Tolérer les plantes spontanées est également un moyen d’augmenter la diversité dans son jardin, permettant ainsi l’établissement d’équilibres écologiques qui contribuent à la régulation naturelle des ravageurs et maladies. Avant d’éliminer toute plante spontanée par reflexe, il faut se demander si les nuisances occasionnées sont acceptables ou non, si l’on peut tolérer que les plantes du potager partagent leurs ressources quand en contrepartie le jardin est plus vivant et plus sain.

La présence de ces plantes spontanées a des effets bénéfique lorsqu’elle:

  • abrite des formes de vie utiles au jardin (insectes, auxiliaires)
  • protège le sol de l'érosion par le vent, les précipitations, ainsi que du soleil (couvert végétal)
  • enrichit le sol en humus
  • aère le sol grâce à son système racinaire
  • a un intérêt esthétique

 

Des plantes qui renseignent sur le sol

L’observation des plantes qui poussent spontanément peut également constituer un bon moyen de mieux connaître son sol. En effet, certaines plantes sont des indicateurs fiables de carences ou d’excès en certains éléments (azote, calcium…), de pH, de compaction, etc. Ces plantes sont appelées bio-indicatrices. Bien sûr, la présence de quelques individus d’une espèce indicatrice n’est pas forcément significative, mais la présence importante de cette espèce dans le jardin ou dans son environnement peut l’être. Il est également nécessaire de prendre en compte l’ensemble des espèces présentes car une espèce est rarement indicatrice à elle toute seule.