Jardiner Autrement

Les clefs d’un bon diagnostic

Loupe

Au jardin, l’idéal est d’observer fréquemment pour détecter précocement. Dans la mesure du possible, le diagnostic doit toujours se faire dès l’observation des premiers symptômes.

Un diagnostic tardif restreint le champ des interventions possibles. Il fait courir le risque de voir apparaître des surinfections, comme des champignons ou des bactéries qui profitent d’une blessure ou d’un état de faiblesse générale de la plante pour se développer.

Où et quand observer ?

L’observation au jardin peut se faire à tout moment de la journée, en évitant cependant les périodes de trop forte chaleur. Celle du début de la matinée demeure la plus favorable car elle facilite le diagnostic pour tout ce qui relève du flétrissement partiel ou total des plantes. Celle du soir, voire à la tombée de la nuit, peut être utile, notamment dans les cas de ravageurs à mœurs crépusculaires ou nocturnes.

Les causes de désordre peuvent se cacher partout, n’hésitez pas à regarder sous les feuilles à contrôler l’écorce et le collet de vos plantes. Les premiers symptômes qui apparaissent sont souvent subtiles, en regardant croître vos plantes, vous vous rendrez comptes des changements anormaux. Les ravageurs sont parfois très petits, vous pourrez voir des cochenilles et penser à des excroissances sur les tiges.

La surveillance de vos plantes fait partie intégrante du plaisir du jardinage, ne vous alarmez pas pour une ou deux taches sur les feuilles ! Voyez dans la campagne, à la faveur de vos balades, les plantes en parfaite santé comportent souvent un petit défaut, une feuille grignotée. Certains ravageurs devront être maîtrisés le plus tôt possible quand d’autres pourront être tolérés avec des dommages réduits.

Outils nécessaires au diagnostic

Pour déterminer le ravageur ou le champignon qui attaque vos plantes, il vous faut recueillir un maximum d’information sur lui. Les symptômes que vous observez sont la base de la détermination, cependant, il arrive que ce ne soit pas suffisant. Il s’agit alors de passer à la loupe la plante et de photographier précisément ce qu’il se passe.

Bien voir le ravageur

La loupe peut être nécessaire, si vous distinguez de petits éléments sur les feuilles mais que vous ne parvenez pas à les caractériser. Armez-vous alors d’une loupe d’un grossissement d’environ 8 à 10 fois. Elle devrait vous permettre de compter le nombre de pattes, de distinguer la tête ainsi que l’anatomie générale afin de les comparer avec les ravageurs courants de votre plante.

Lorsque vous n’avez pas pu déterminer à la loupe quel était votre ravageur, vous pouvez le prendre en photos.

Les prises de vue

La photographie est une technique très utile pour l’aide au diagnostic des bioagresseurs. Elle permet, au calme dans son bureau, de regarder de près les symptômes et de consulter le réseau d’experts susceptible d’identifier le responsable.

En cas de doute vous pouvez vous tourner vers les experts du jardin en envoyant vos photos au service HortiQuid.

Surveillez les plantes les plus fragiles

Certaines plantes souffrent plus des conditions climatiques que d’autres. Les connaître permet de savoir plus facilement si un bioagresseur est présent ou si c’est l’environnement qui est en cause (carence, gel, manque ou excès d’eau…).

L’affaiblissement peut être dû :

  • A une blessure (coupe, taille, bouturage, transplantation) ;
  • A une forte sensibilité de certains stades de développement de la plante (germination, floraison, fructification…) ;
  • Aux conditions climatiques qui peuvent favoriser la présence et le développement des maladies et ravageurs.

Quoi observer ?

Les photos doivent être représentatives de l’état de la plante, des symptômes et/ou des bioagresseurs présents sur la plante. Elles serviront à identifier un maximum d’éléments pour nommer le ou les responsables. En règle générale, nous vous conseillons de prendre plusieurs photos correspondant à des plans différents, allant du plus large au plus serré :

  • Un plan large montre l’environnement de la plante et du jardin. Sur cette photo, on doit pouvoir reconnaître les autres plantes cultivées et les alentours.
  • Dans le cas des bioagresseurs se propageant à partir d’un foyer (par exemple le mildiou de la pomme de terre) prenez une photo centrée sur le foyer présentant toutes les plantes malades entourées des plantes saines.
  • Une photo de la plante entière (sauf dans le cas des grands arbres), mettant bien en évidence la localisation sur la plante des symptômes ou des bioagresseurs observés. S’agit-il des feuilles du haut, des feuilles d’étages intermédiaires ou des feuilles du bas de la plante, ou encore de bourgeons, de boutons floraux qui sont atteints ?
  • Enfin, un gros plan des symptômes ou des bioagresseurs en macrophotographie, centrez sur le point essentiel à observer.
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