Les jardins partagés en Ile-de-France

Laurence Baudelet, coordinatrice de l’association Graine de Jardins, nous dévoile le fonctionnement de cette association, oeuvrant pour le renforcement du lien social, l’amélioration du cadre de vie et plus encore! L’association Graine de Jardins est la tête de réseau francilienne des jardins partagés. Elle fait partie du réseau national “Le Jardin dans tous ses États”, (www.jardins-partages.org) qui a créé la charte du Jardin en Partage.

À Paris, les jardins partagés ont signé la charte du programme municipal Main Verte qui définit des valeurs communes. Le but est le renforcement des liens sociaux, la participation des habitants à l’aménagement de leur cadre de vie quotidien, la solidarité avec les personnes en difficulté, le respect de l’environnement et le partage. L’association Graine de Jardins a été créée en 2001 pour aider les associations à mettre en place des jardins partagés. En Ile-de-France, on compte une centaine de jardins partagés, dont 75 dans Paris intra-muros et 20 en Seine-Saint-Denis. Graine de Jardins en a accompagné un bon nombre.

“L’association se positionne sur un jardinage respectueux de l’environnement et propose des ateliers de jardinage écologique. On se réunit et on choisit un thème de saison. C’est à la fois visuel et manuel, explique Laurence Baudelet, animatrice. Les associations n’ont pas le droit d’utiliser de produits phytosanitaires par convention. Nous avons mis en ligne un site internet avec des ressources sur le jardinage écologique.

Les bonnes idées

Le jardinage hors-sol a permis de “renaturer” des espaces minéraux et ingrats et de rendre fertiles des surfaces minérales comme la dalle Hannah Arendt à Montreuil (93), ou un jardin situé sur le toit d’un gymnase rue des Haies dans le XXe. C’est aussi le cas avec le jardin Ecobox, installé sur le toit d’un parking souterrain, impasse de la Chapelle à Paris dans le XVIIIe. En quoi cela consiste-t-il ? Le jardin Ecobox est composé de palettes de bois non traité, recouvertes de géotextile permettant l’écoulement des eaux et d’une couche de 40 cm de terre végétale.
Le jardinage hors-sol permet d’utiliser des paniers, des coffres en bois et tout autre contenant de récupération. “Le principe est de favoriser la récupération et le recyclage sous toutes ses formes, explique Laurence Baudelet. Par exemple, nous récupérons les rouleaux de gazon utilisés dans les salons professionnels, ou les paniers en osier des légumes, jetés en fin de marchés. Une autre bonne idée est le “kit du jardin”. C’est un kit fabriqué à l’aide de trois palettes qui permet aux personnes à mobilité réduite de jardiner à hauteur et en fauteuil”.

Biodiversité et gestion des déchets

Des opérations ont été mises en place pour favoriser la faune auxiliaire. On a pu installer des hôtels à insectes ou créer une mare en plein Paris : 4 m² de mare ont suffi pour attirer des libellules au bout de 3 semaines !
Il est aussi possible de favoriser le compostage et le paillage. Il existe même un site dédié (compostaparis.fr). Favoriser le compostage autonome permet de réduire ses déchets. Mais la distribution de composteurs à grande échelle n’est pas forcément la solution car il faut aussi accompagner la démarche. “Le problème principal n’est pas la fabrication de composteurs, mais la mobilisation d’un petit groupe de personnes”, constate Laurence Baudelet, qui ajoute : “La bonne recette est simple. Si vous avez envie de faire ça, réunissez quelques personnes et faites-le !” Pour en savoir plus, consultez le site www.jardinons-ensemble.org

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