Des outils pour communiquer auprès des jardiniers en PACA

Alice Dubois, Chargée de mission Ecophyto 2018 à la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt en Provence-Alpes-Côte d’Azur, fait le point sur les outils pour communiquer avec les jardiniers en région PACA.

 

En Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires passe d’abord par une prise en compte des conditions locales, et par une évolution des mentalités et des pratiques des jardiniers, des collectivités, des usagers.

 

Dans le cadre du plan Écophyto 2018, sont développés des outils de communication destinés à faire passer le message. “En région PACA, les conditions de cultures sont particulières”, explique Alice Dubois, chargée de mission Écophyto 2018 pour la DRAAF. “De nombreux sols sont très calcaires, ce qui représente une forte contrainte pour un grand nombre d’espèces”.

 

“De plus, la pluviométrie et surtout sa répartition tout au long de l’année occasionnent des phénomènes de battance et d’érosion importants pour ces sols qui présentent souvent un fort déficit en matière organique”.

Ici, la première condition pour avoir des plantes en bonne santé est de choisir des végétaux adaptés aux conditions méditerranéennes : à la chaleur, au vent séchant et parfois violent (mistral), au calcaire…

Des outils de campagne

 

Plusieurs types d’actions de communication ont été entrepris en 2012 et seront poursuivis en 2013. Une exposition “Zéro pesticide dans nos villes et nos villages” est en cours d’adaptation par l’Agence Régionale Pour l’Environnement (ARPE PACA). Elle sera prochainement disponible pour les collectivités et les associations.

De même, un livret “Jardiner sans pesticides”, qui oriente les jardiniers vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et adaptées aux conditions méditerranéennes, est en préparation.

 

Par ailleurs, l’ARPE anime depuis 2010 l’opération “Jardiner au naturel, ça coule de source”, mise en place par plusieurs collectivités en collaboration avec des jardineries volontaires. Cette campagne a pour but d’orienter les clients au niveau des magasins vers des méthodes alternatives ou des produits moins nocifs pour la santé ou la faune. Concrètement, les jardineries mettent à disposition sur le point de vente des “jardi-fiches” explicatives (Les produits de traitement bio, Faire confiance aux auxiliaires du jardin, Les paillis…) et mettent en place des “stop-produits” sur les rayons, pour déconseiller les préparations phytosanitaires les plus nocives.

 Modifier les mentalités

“Il est essentiel de faire évoluer les mentalités, conclut Alice Dubois. Des collectivités de plus en plus nombreuses mettent en place de nouvelles pratiques sur leurs espaces verts et font des efforts, en particulier pour la qualité de l’eau, et pour la santé des administrés. Mais il est indispensable de communiquer sur ces changements de pratiques.”

Les gens ont encore trop tendance à appeler la mairie aussitôt qu’ils voient une repousse d’herbe sur leur trottoir ! Et les jardiniers eux-mêmes doivent modifier leurs habitudes et adopter des méthodes plus “douces” pour l’environnement”.

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