Recherche sur les facteurs de stress chez les abeilles : l’EFSA s’implique dans une harmonisation

Suite à un rapport sur l’évaluation des risques pour les abeilles, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) dénonce les sérieuses lacunes de la recherche dans l’étude des facteurs de stress chez ces pollinisateurs. Elle appelle à la création d’un programme de recherche européen harmonisé pour développer une approche globale sur ces facteurs, dits environnementaux : parasites, maladies, carences alimentaires, pesticides ou médicaments vétérinaires.
Le groupe de travail de l’EFSA a ainsi analysé 220 projets de recherche, datant de 2012 et 2013, sur la santé des abeilles en cours dans l’Union Européenne. Il a par ailleurs étudié 33 recherches supplémentaires “traitant d’aspects généraux relatifs à l’abeille”, menées par des organisations internationales. Il s’avère que ces recherches souffrent d’un réel manque d’équilibre thématique et de coordination, l’étude de l’impact de l’exposition aux produits chimiques et des traitements des ruches étant un sujet particulièrement négligé, tout comme celui de la diversité des abeilles pollinisatrices.


Or une meilleure compréhension des risques, de l’imbrication et de l’interaction des facteurs de stress est indispensable. L’Efsa a choisi de se focaliser sur l’étude de ceux liés aux pesticides, la recherche scientifique s’étant jusqu’ici plutôt intéressée aux stress d’origine biologique. L’Agence souhaite également s’impliquer dans la mise en place d’une base de données centralisée et libre d’accès, permettant de mutualiser les méthodes d’étude de ces facteurs.

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