Noyer – Mouche du brou


Cette mouche pond ses œufs dans le brou des noix encore vertes. Les larves le consomment ensuite ce qui rend le brou noir et collant autour de la noix. Les noix peuvent alors avoir du mal à sécher et devenir impropres à la consommation.

Carte d'identité

Rhagoletis completa larves sur noix (c) P. Legros, aramel.free.free
Rhagoletis completa
j f m a m j j a s o n d
pupes dans le sol fruits à partir de la fructification
Rhagoletis completa

Ce parasite n’entraîne pas de nuisance à l’arbre, mais peut réduire à néant la production de l’année (jusqu’à 80 % de dégâts).

Les jeunes larves s’alimentent du brou de la noix. Elles sont souvent groupées à l’intérieur du brou, qui, par la suite noircit et se décompose. C’est à ce moment-là que le ravageur cause le plus de dégâts.

Si l’attaque est précoce (mi-août), la noix piquée chutera avant la récolte. Si l’attaque est plus tardive, le brou détérioré laisse des marques noires sur la coque de la noix.

La perte de récoltes causée par la larve de cette mouche peut réduire la production à néant.

Facilement identifiables, les adultes portent un point jaune caractéristique du genre Rhagoletis en bas du thorax et des ailes transparentes marquées par trois traits noirs épais, dont le dernier est prolongé en forme de L. Les insectes ont des yeux bleu-vert.

On ne compte qu’une génération par an. Les adultes émergent à partir du début de l’été, la période de vol ayant lieu de début juillet à septembre.

Une femelle pond 300 à 400 œufs, à raison d’une quinzaine par fruit déposés sous la surface du brou. Après la ponte, une marque olfactive empêche une nouvelle mouche de pondre dans le même fruit. 5 jours après la ponte, de petites larves blanches puis jaunes se nourrissent du brou. Trois à cinq semaines après la ponte, elles se laissent tomber au sol, où elles s’enfouissent pour se nymphoser. La plupart émergeront l’été suivant mais certaines resteront dans le sol deux ans ou plus.

Ne confondez pas les dégâts liés à cet insecte avec la bactériose du noyer. Cette maladie bactérienne attaque en premier lieu les feuilles qui présentent des taches jaunâtres diffuses bien visibles à contre-jour. L’attaque se propage ensuite aux fleurs et aux fruits qui noircissent. Certains rameaux peuvent aussi dessécher. La bactériose se maitrise en éliminant les feuilles des arbres malades à l’automne ainsi que les rameaux malades. Brûler les parties malades et désinfecter les outils de tailles entre chaque intervention pour éviter les contaminations.

La mouche du brou va s’attaquer uniquement aux fruits. Elle se reconnaitra à ses yeux verts. Pour la repérer, installez des pièges collants jaunes  en haut dans l’arbre.

Les mouches sont attirées par le jaune et les odeurs fortes :

  • Les pièges jaunes installés dans l’arbre permettent de capturer les premiers insectes arrivés avant la ponte dans les fruits. Pour maitriser la population de ce ravageur, en capturant un maximum d’adultes, vous pouvez installer plusieurs pièges répartis dans l’arbre environ tous les mètres. Ils sont à installer dès la fin de la floraison.
  • Vous pourrez également les piéger grâce à une bouteille plastique contenant l’appât (poisson de mer, fumier de poule…) dans l’arbre.

Aucune mesure de biocontrôle n’est connue à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.