Sortie du plan Ecophyto II

Le gouvernement a présenté aujourd’hui, le 26 octobre 2015, la nouvelle version du plan Ecophyto. Il est issu de la consultation publique du projet proposé en janvier suite aux recommandations du rapport de Dominique Potier. Cette consultation a reçu plus de 4700 contributions de citoyens, agriculteurs, organisations professionnelles agricoles, entreprises de produits phytosanitaires, associations de protection de l’environnement et de défense des consommateurs et collectivités territoriales.
Le plan Ecophyto II installe un copilotage entre les ministères en charge de l’agriculture et de l’environnement et simplifie la gouvernance en associant l’ensemble des parties prenantes. Les moyens d’action de l’échelon régional sont renforcés pour favoriser l’émergence de dynamiques collectives. Le plan ne comporte plus que six axes contre 9 auparavant.
L’axe 4 s’intitule « accélérer la transition vers l’absence de recours aux produits phytosanitaires dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures (JEVI)». Les actions de cet axe consistent à accompagner les gestionnaires d’espaces en ville et les jardiniers amateurs à se passer des produits phytopharmaceutiques qui seront interdits respectivement en 2017 et 2019.
Pour cela, des dynamiques locales entre associations de jardiniers, distributeurs, gestionnaires d’espaces à contraintes spécifiques et pouvoirs publics seront créées, afin de partager les expériences en réduction des produits phytosanitaires réussies.
Voici les actions qui concernent les jardiniers amateurs :

• Établir avant le 1er janvier 2016 la liste des produits de biocontrôle restant utilisables après 2019, la diffuser largement et la mettre à jour régulièrement
• Interdire la vente en libre-service (et sur Internet) des produits phytopharmaceutiques pour les jardiniers amateurs à partir du 1er janvier 2017, à l’exception des produits de biocontrôle et composés uniquement de substances de base
• Organiser la collecte régulière des emballages et restes de produits phytosanitaires et faire connaître les dispositifs de collecte ou d’élimination existants
• Examiner les possibilités de rendre les formations de jardiniers référents qualifiantes, après vérification des acquis, et développer les formations continues pour l’utilisation des méthodes alternatives
• Préparer les jardiniers amateurs à l’échéance 2019, notamment avec le site Jardiner Autrement et les formations de jardiniers référents
• Coordonner la surveillance biologique du territoire au niveau national pour harmoniser les méthodologies de surveillance et favoriser l’usage des méthodes de biocontrôle.

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