Accueillir les pollinisateurs dans son jardin

Abeilles et guêpes solitaires sont des pollinisateurs mais certaines espèces se nourrissent également d’insectes ravageurs tels que pucerons, psylles ou cochenilles.

Accueillez des abeilles et guêpes solitaires

Tiges creuses

Coupez des tiges creuses ( bambou, carotte sauvage, fenouil, céleri vivace, forsythia… ) en morceaux de 15 à 20 cm de long. Bouchez ensuite les tiges creuses à une extrémité, avec de l’argile ou de la boue. Faites un fagot regroupant une quinzaine de tiges de gros diamètre, un autre au diamètre plus petit etc. Vous pouvez insérer ces fagots dans une buche évidée ou une boîte en bois (inutile alors de boucher une extrémité des tiges).

isodontia apportant une herbe sèche pour boucher son trou © G.Carcassès

Vous pouvez ensuite les placer à proximité de vos massifs à une hauteur comprise entre 50 cm et 2 m, ou dans un hôtel à insectes. Veillez à les mettre dans un endroit ensoleillé et à l’abri des intempéries.

L’osmie pond directement dans une tige creuse et en bouche les orifices avec de la terre argileuse. Les Heriades séparent leurs loges et obturent la tige creuse ou la galerie, qui leur aura servi de nid, avec de la résine qu’elles récoltent sur les arbres.  Ces abeilles solitaires transportent le pollen dans les poils de leur brosse ventrale.

Isodontia mexicana, guêpe noire non agressive qui se nourrit de nectar et de sauterelles, bouche l’entrée avec une touffe d’herbes sèches.

Tiges à moelle

Certaines espèces d’hyménoptères aménagent des abris dans ce type de tige.

Profitez des opérations hivernales de taille des arbustes pour récolter les rameaux appropriés (ronce, rosier, sureau, framboisier, hortensia…). Coupez chaque rameau à moelle en tronçons bien droits de 15 à 20 cm de longueur. Liez une quinzaine de tiges à moelle de mêmes longueur et diamètre en formant un fagot. Formez ainsi des fagots de différents diamètres.

Osmie dans sa bûche percée © G.Carcassès

Bûche percée

Vous pouvez également utiliser une bûche ou une demi-bûche dans laquelle vous percerez des trous d’un diamètre de 3 à 15 mm et de 5 à 10 cm de profondeur. Utilisez des essences à bois dur (hêtre, chêne…) car les essences à bois tendre ont tendance à gonfler par temps humide. Ces nichoirs sont très rapidement occupés et peuvent servir 3 ou 4 ans avant d’être renouvelés.

Les osmies et les Heriades fréquentent bien ces cavités. Il convient de varier la taille des trous (de 2 à 7 mm) pour favoriser la diversité des espèces.

Briques

Des briques creuses remplies d’un mélange d’argile et de paille constituent un site de nidification pour certaines abeilles solitaires, notamment les osmies.

Autres abris

Tas de bois, arbres morts et murs en pierres sèches peuvent également constituer des sites de nidification.

Certaines espèces sont terricoles et apprécient particulièrement buttes et talus secs et ensoleillés, recouverts de peu de végétation.

Nichoirs pour les bourdons

Les abris naturels du jardin

Les bourdons ne manquent pas de lieux où nicher dans les jardins. Ils affectionnent les trous sombres et s’installent souvent dans les terriers de rongeurs et autres micromammifères.

Pour les attirer, creusez un trou dans le sol, que vous remplirez de paille, puis couvrez d’un pot de fleur en terre à l’envers, enterré à moitié. Pour protéger le trou du pot de fleur de la pluie, installez par-dessus une petite planchette surélevée sur quelques pierres permettant le passage des futurs occupants.

Accueillir les pollinisateurs
Un aménagement pour hôtel à insectes

Installer un nichoir à bourdons consiste à proposer aux reines un lieu accueillant pour y construire sa ruche. Il est préférable de placer le nichoir au sol, dans le bas de l’hôtel, voire sous le sol. Une simple caisse en bois suffit. Son volume intérieur est d’une ou deux boites à chaussures. Il est préférable que l’entrée soit en coudée ou qu’il y ait un sas avec une cloison intérieure séparatrice percée d’un trou de même diamètre que l’entrée (environ 2 cm) et décalé par rapport à celle-ci. N’oubliez pas de mettre une planchette d’envol en dessous du trou d’entrée.

Les matériaux qui absorbent l’humidité, comme le bois, sont préférables aux matériaux imperméables. Le nichoir est plus attractif pour les femelles exploratrices s’il contient un vieux nid de rongeur dont l’odeur est très attirante, et qui servira de support aux urnes d’élevage des larves et de stockage des réserves.

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