Concours Jardiner Autrement 2020: Le palmarès

Depuis 2011, le concours « Jardiner Autrement » est un concours national annuel, ouvert à tous les jardiniers, quel que soit leur niveau et leur type de jardin. Il récompense les démarches les plus abouties en termes de préservation des équilibres biologiques au jardin. Les candidats sont évalués sur la mise en œuvre d’une démarche globale de jardinage sans pesticide, sur l’évolution de leurs pratiques et sur leurs capacités à partager leurs savoir-faire.

Pour cette 10ème édition, le jury, composé de membres de la Société Nationale d’Horticulture de France et de représentants des partenaires de Jardiner Autrement, a sélectionné 5 lauréats et 5 prix d’encouragement.

Nous vous présentons les 5 lauréats (à égalité de rang) et leur jardin.

 

Cathy Babau à Le Pradal dans l’Hérault

En l’espace de 10 ans, Cathy Babau a réussi à transformer un terrain délaissé en un espace riche en biodiversité composé d’espèces végétales atypiques. Les contraintes spécifiques de la région héraultaise ont été prises en compte dans l’élaboration du jardin. Le potager est composé de multiples carrés pour retenir la terre lors des fortes pluies qui s’abattent durant les épisodes cévenols.

Pour pallier le manque d’eau en été, Cathy Babau utilise des oyats, ces pots en céramique microporeuse diffusent lentement l’eau aux plantes environnantes. En complément de ce système d’irrigation, des parasols sont dressés à différents endroits dans le jardin pour préserver l’humidité du sol et limiter l’évaporation.

Pour Cathy Babau, le jardinage est  « un bonheur quotidien qui me fait lever le matin avec la bonne humeur ».

Le jardin de Cathy Babau

Christian Marchand à Nantes en Loire-Atlantique

Ce jardin familial fait partie d’un ensemble collectif à l’intérieur d’un parc labellisé « ecoparc ». Il permet de nourrir toute la famille tout au long de l’année.

Le terrain pentu de 90 m2 est divisé en trois paliers. L’espace est optimisé au maximum, ainsi des espèces comme les haricots, les concombres ou les ipomées grimpent sur des structures qui allient efficacité et esthétique. Une terre jamais nue et des densités de culture élevées empêchent les adventices de prospérer.

En complément de sa vocation nourricière, le jardin a une visée pédagogique : des panneaux fournissent des explications sur les plantes insolites qui le composent. Christian Marchand aime donner des conseils sur les plantes sauvages comestibles comme toxiques ainsi que sur les bonnes associations de culture au potager.

Le jardin de Christian Marchand

Nathalie Ranjon à Saint Sébastien dans la Creuse

Le jardin des Harmonies porte bien son nom, situé dans un grand espace sauvage ce petit jardin accueille des plantes cultivées et des plantes sauvages qui se développent en harmonie et forment un véritable écosystème.

Pour Nathalie Ranjon, le jardin est un terrain de jeu lui permettant d’expérimenter et d’apprendre par l’observation. Sa démarche consiste à prendre en compte les interactions entre végétaux, ravageurs et auxiliaires. Ainsi, elle accepte qu’une partie des plantes soit consommée par les ravageurs.

Le jardin des Harmonies a aussi pour vocation de transmettre puisque celui-ci est ouvert au public et accueillera bientôt un gîte.

Le jardin de Nathalie Ranjon

Marie-Françoise Savet à Fillière en Haute Savoie

Ce jardin de maison secondaire situé à 600 m d’altitude présente un potager et une zone laissée naturelle avec une prairie fleurie où viennent butiner les abeilles des ruches avoisinantes.

Les pratiques de Marie-Françoise Savet ont évolué au cours du temps avec une plus grande tolérance face aux adventices. En effet, elle laisse se développer les plantes sauvages indigènes pour les consommer par la suite en salade. L’observation de la biodiversité présente au jardin est primordiale pour cette jardinière qui se plaît à observer la faune et la flore qui s’installent spontanément au jardin.

Le Jardin de Marie-Françoise Savet

Gaëlle Szygenda à La Vraie Croix dans le Morbihan

Ce jardin acquis il y a 5 ans a surtout une vocation de loisir pour cette jardinière et son mari.

Aucun déchet vert n’est jeté, tout est réutilisé au jardin, ainsi les noyaux de pêches consommés durant l’été sont broyés et disposés aux pieds des pêchers. Idem, pour les ardoises issues de la réfection de la toiture qui se retrouvent concassées dans les parterres peu gourmands en eau.

Gaëlle Szygenda est une jardinière passionnée et très méticuleuse, grâce à son pense-bête, le potager est réorganisé chaque année selon une rotation des cultures bien précise. Un tour du jardin quotidien lui permet de détecter la présence éventuelle de ravageurs et de définir les actions prioritaires à réaliser. Le pluviomètre est relevé régulièrement pour calculer la quantité nécessaire d’eau au jardin.

La biodiversité a toute sa place dans ce jardin « chaque insecte, chaque plante à sa place, nous essayons juste de maintenir un équilibre pour que chacun d’entre eux puisse y vivre en harmonie ».

Le jardin de Gaëlle Szygenda

Les 5 prix d’encouragement

  • Besnard Joël à Carros dans les Alpes-Maritimes
  • Catherin André à Biziat dans l’Ain
  • Chavoix Alain à Gipcy dans l’Allier
  • Cheret Jean-Claude à Gap dans les Hautes Alpes
  • England Carole à Indre en Loire-Atlantique

 

Un grand merci à tous les participants et félicitations à tous les primés.

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