Des feuilles grignotées

Les insectes laissent différentes marques sur le végétal. C’est la forme de leur pièces buccales qui va déterminer les dégâts qu’ils vont faire. La façon dont les feuilles sont découpées dirige vers le responsable. Certains découpent les feuilles à l’aide de leurs fortes mandibules, d’autres piquent le végétal pour en boire le contenu.

La tête d’un insecte se compose de plusieurs pièces de carapace spécifiques. Celles qui lui permettent de manger sont appelées pièces buccales. Elles peuvent se classer en trois grands types.

  • Fonction « broyeur » : Elles permettent de découper et broyer les feuilles. C’est le type de base, il se retrouve chez bon nombre d’insectes avec quelques légères modifications (Coléoptères, Orthoptères, Névroptères, etc).
  • Fonction « lécheur » : Ce type de pièces buccales ne perce pas les plantes, les insectes qui les portent ne font en général pas de dégâts aux cultures, elles permettent de boire directement un contenu liquide tel que du nectar. Ce type intermédiaire conserve parfois des mandibules réduites. La trompe des papillons ainsi que celle des mouches font parties de ce groupe, tout comme celle des abeilles.
  • Fonction « piqueur » : Il peut percer l’épiderme des plantes et causer des dégâts en consommant la sève des plantes car il permet la perforation, l’aspiration ou l’injection. Ce type est le plus éloigné du modèle broyeur. Il est visible chez les insectes piqueurs comme le moustique ainsi que chez les hémiptères (pucerons, cochenilles, aleurodes…).
Appareil buccal de type broyeur d’un insecte prédateur de l’espèce Cilindera mutata (Source Flickr
Appareil buccal de type broyeur d’un insecte prédateur de l’espèce Cilindera mutata (Flickr.com)
Appareil buccal de type « broyeur-suceur » de la larve de Dytique (Source Flickr
Appareil buccal de type « broyeur-suceur » de la larve de Dytique (Flickr.com)
Appareil buccal de type « suceur-lécheur » de la mouche (Source Flickr
Appareil buccal de type « suceur-lécheur » de la mouche (Flickr.com)
Appareil buccal de type « suceur-maxillaire » chez un papillon Heliconius – ©Photo B
Appareil buccal de type « suceur-maxillaire » chez un papillon Heliconius (©B. Gilles)
Appareil buccal de type « piqueur » de taon (Diptère) (Source Flickr
Appareil buccal de type « piqueur » de taon (Diptère) (Flickr.com)
Appareil buccal de type « broyeur-lécheur » chez le bourdon (Source Flickr
Appareil buccal de type « broyeur-lécheur » chez le bourdon (Flickr.com)
Appareil buccal de type « piqueur » d’une punaise (Source Flickr
Appareil buccal de type « piqueur » d’une punaise (Flickr.com)

Certaines larves d’insectes grignotent la surface inférieure de la feuille et laissent intacte l’épiderme supérieur. Elles sont souvent présentes sur la feuille à proximité du dégât. Si vous n’observez pas le responsable, peut-être se cache-t-il dans le sol la journée ?

Certains rongeurs et mollusques peuvent aussi grignoter les feuilles, la répartition des dégâts ou les traces de bave mettent sur la voie du responsable.

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