Aleurode


Carte d'identité

Aleurode adulte
Trialeurodes vaporariorum, Bremisia tabaci, Aleyrodes proletella
j f m a m j j a s o n d
active au-dessus de 20°C
adultes protégés des conditions hivernales
feuillage
tous
nombreux

Les aleurodes sont communément appelées mouches blanches. Elles apprécient les climats chauds que l’on trouve sous serres ou abris. On peut aussi les observer en été en extérieur. Ces petits insectes piqueurs suceurs révèlent leur présence en voletant au moindre mouvement de leur plante hôte.

Les insectes sont assez facilement observés, en particulier lorsqu’on déplace ou qu’on agite les plantes. Des nuages de petits insectes blancs s’envolent alors autour des plantes.

Les mouches adultes et les nymphes excrètent un  miellat collant à la surface des feuilles, sur les fruits et sur les tiges, ce qui peut entraîner l’apparition de fumagine.

On peut aussi observer des nymphes plates, ovales, blanc crème, sur la face inférieure des feuilles.

Les dégâts sont liés à l’importance de la population.

La production de miellat liée aux aleurodes rend les plantes ainsi que les fruits collants. De plus, de la fumagine peut s’installer sur le miellat et empêcher la lumière de parvenir à la surface des feuilles. Des retards de murissement ont été observés sur des courges ou des tomates.

Certaines aleurodes peuvent transmettre des virus aux plantes (tomates, salades), ces dégâts indirects peuvent être très préjudiciables.

Les larves des aleurodes sont visibles sous les feuilles. Elles sont immobiles de forme ovale et très aplaties contre la surface des feuilles.

Les adultes ont une teinte blanches (T. vaporariorum, A. proletella) à jaunâtre (B. tabaci) et mesurent environ 2 mm.

Dans les meilleures conditions (température environ 25°C) le cycle de développement des aleurodes est d’une vingtaine de jours. Ainsi, de nombreuses générations se succèdent au cours de l’année et entrainent des pullulations rapides de ces insectes.

Les adultes d’aleurodes principalement situés au revers des jeunes feuilles s’envolent dès que vous touchez leur plante hôte. Vous verrez alors de petites « mouches blanches » voleter autour de la plante avant de s’y reposer. Vous pourrez regarder au revers des feuilles pour apercevoir (à la loupe si besoin) les larves immobiles.

Installez des pièges jaunes sur lesquels les insectes viendront s’engluer. Le secouage des feuilles en période ensoleillée favorise leur capture sur les panneaux collants.

Pour les plantes peu sensibles aux maladies cryptogamiques, l’arrosage des feuilles limite les infestations.

Favorisez la présence des auxiliaires qui peuvent pondre dans les larves d’aleurodes

En serres, des insectes parasites les larves d’aleurode. C’est le cas d’Encarsia formosa ou Eretmocerus eremicus deux petites guêpes disponibles pour les cultures. Eretmocerus est indigène dans le sud de la France.

Macrolophus pigmaeus (caliginosus) est une punaise miride qui mange des aleurodes et des acariens. On peut noter qu’elle est indigène dans le sud de la France.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.