Carotte – Mouche de la carotte


Les asticots de la mouche de la carotte, attaquent généralement les cultures de carotte mais aussi d’autres plantes de la famille des Apiacées (persil, céleri). Ils creusent des galeries dans les racines ce qui peut leur donner un mauvais gout et entrainer un pourrissement.

Carte d'identité

Mouche de la carotte adulte (c) Coutin R. / OPIE HYPPZ
Psila rosae
j f m a m j j a s o n d
pupes dans le sol racines dès la formation de la racine
céleri, panais, persil et autre Apiacées

Dégâts de mouche de la carotteLes larves provoquent des dégâts sur les racines à partir de juin jusqu’à octobre ou novembre. On observe souvent un jaunissement ou un rougissement du feuillage des plantes atteintes. Les racines ont une croissance ralentie et le pied peut disparaitre en cas d’attaque précoce.

Les larves creusent des galeries dans les racines, en particulier sur la couche externe. Chaque racine peut héberger plusieurs larves (une dizaine). Les carottes attaquées ont une croissance très ralentie et prennent un goût amer.

Ces galeries creusées dans les racines constituent des portes d’entrée pour les champignons et les bactéries responsables de pourritures secondaires en culture ou pendant la conservation.

Perte de qualités esthétiques

  • Sans objet.

Perte de récolte

  • Faible pour la consommation immédiate,
  • Forte pour la conservation des racines (développement de pourritures).

Pupe de mouche de la carotte dans le solL’adulte est de couleur noirâtre à pattes jaunes et mesure 4 à 5 mm de long. La tête est noire avec des joues blanches. L’abdomen est allongé, pointu chez la femelle. Les œufs, enfouis dans le sol, sont minuscules. La larve est un asticot très allongé (6 à 7 mm), blanc jaunâtre brillant. La pupe est de couleur jaunâtre.

L’insecte hiverne généralement à l’état de pupe mais on peut aussi observer une hivernation à l’état de larve dans la racine. Ce sont les larves qui provoquent les dégâts en pénétrant dans les racines et en y creusant des galeries sinueuses.

En général, on observe deux générations dans la saison. Les larves de la première génération attaquent les nouveaux plants et sont à l’origine de la seconde génération d’adultes, dont on observe le vol de juillet à septembre. Ces adultes donnent naissance à la seconde génération de larves, qui est responsable des dégâts les plus importants sur les cultures, jusqu’en octobre ou novembre.

La réduction de la croissance et le changement de couleur du feuillage peuvent aussi être provoqués par des nématodes (qui occasionnent des galles, des chevelus anormalement abondants et des bifurcations racinaires). Pour lever le doute, vous pouvez arracher une ou deux carottes dans les zones où le feuillage est décoloré et vérifier la présence de larves de mouche sur les racines.

Favorisez l’aération entre les rangs ; les températures douces et humides sont favorables aux larves.

Réalisez une rotation avec des cultures non sensibles (ail, oignon, poireau, ciboulette…)

Vous pouvez protéger les nouvelles plantations par un filet anti insecte fin (ne fonctionne pas si la parcelle a été attaqué l’année précédente).

Associez les cultures de carotte ou de céleri à celle des oignons ou des poireaux. Ces deux dernières plantes semblent éloigner les ravageurs.

Éloignez les plantations de persil, de fenouil, de céleri ou d’aneth, qui attirent ces insectes.

Arrachez et éliminer les plants attaqués dès que le ravageur est identifié.

En été, appliquez, sur le feuillage des plantes cibles, les Apiacées, des infusions de lavande ou de tanaisie. Ces plantes auraient une odeur répulsive qui limiterait les attaques du ravageur. Une macération d’absinthe éloignerait les mouches de la carotte. L’efficacité de ces préparations n’est cependant pas démontrée scientifiquement à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.