Cerisier – Drosophile asiatique


La drosophile asiatique (Drosophila suzukii) est une petite mouche. Ce ravageur est présent depuis peu en Europe et en France et est considéré comme préoccupant. Il est présent dans toutes les zones de production des fruits (fraises, cerises et petits fruits) concernés (Alsace, Lot-et-Garonne, Bourgogne).

Carte d'identité

Drosophile asiatique mâle (c) Martin Hauser Phycus, Licence CC BY 3.0.
Drosophila suzukii
j f m a m j j a s o n d
adultes fruits fruits en murrissement
abricots, pêches, fraises, groseilles, framboises, figues, tomates, raisins

adulte ressemble à la drosophile commune, ou mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster), qui consomme les fruits trop mûrs ou sont présentes sur les blessures des fruits. L’identification précise doit être faite à la loupe. Le mâle possède une tache noire sur chaque aile, et la femelle est reconnaissable à son ovipositeur très développé. Ces caractéristiques sont suffisantes pour la détermination des drosophiles en France.

Il est très difficile de distinguer les œufs, larves et pupes de Drosophila suzukii par rapport aux autres drosophiles. Les œufs mesurent 0,2 à 0,6 mm de long et sont légèrement transparents, laiteux et brillants. Ils ne sont pas faciles à observer parce que pondus dans la chair du fruit.

Les larves sont blanches. Leur observation permet de s’assurer qu’il s’agit bien de Drosophile, mais pas de déterminer l’espèce.

Les larves, en se nourrissant de la pulpe des fruits, provoquent des dépressions sous l’épiderme et l’affaissement général du fruit. Les fruits ainsi endommagés sont souvent contaminés par des champignons ou des bactéries.

Les fruits tombés au sol  sont sources d’infestations secondaires.

Fruits concernés : fraises, cerises, groseilles, framboise, mûres, kiwis…

Perte de récoltes

  • Les dégâts peuvent être potentiellement importants, jusqu’à la perte de récolte.

La reproduction des mouches est rapide, et leur cycle de vie est très court, ce qui en fait un excellent modèle de laboratoire, mais pose des problèmes dans les cultures, en raison de la capacité de pullulation de l’insecte. Chaque femelle pond environ 300 œufs, et les générations sont espacées de seulement une à cinq semaines, en fonction des conditions climatiques. Il peut donc y avoir de nombreuses générations pendant la saison, entraînant une multiplication exponentielle du ravageur.

Les adultes et les larves sont à l’origine des dégâts. Contrairement à la drosophile commune (D. melanogaster), cet insecte consomme les fruits avant leur pourrissement.

Présence dans les fruits de plusieurs larves blanches.

La pose de piège dans les parcelles permet de détecter la présence et le début du vol. La couleur rouge semble la plus attractive pour la drosophile asiatique.

Vous pouvez vous munir d’une bouteille en plastique et percer des trous d’environ 4 mm de diamètre répartis sur l’ensemble de la bouteille. Dans cette bouteille mélangez la solution attractive composée de :

  • 1/3 de vinaigre de cidre
  • 1/3 de vin rouge
  • 1/3 d’eau
  • quelques gouttes de savon liquide

Aucune mesure de biocontrôle n’est connue à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.