Cerisier – puceron noir


Le puceron noir du cerisier s’agglutine aux rameaux de cerisier. Les coulures de miellat qu’ils causent abîment les cerises et affaiblissent l’arbre qui peut dépérir. De nombreux auxiliaires se nourrissent de ces pucerons, vous pouvez les accueillir.

Carte d'identité

Pucerons noirs du cerisier à différents stades de développement (c) Whitney Cranshaw, Colorado State University, Bugwood.org
Myzus cerasi
j f m a m j j a s o n d
œufs pondus dans le trons feuillage tous
merisier, hôte secondaire Galium, Veronica, Asperula

Ce puceron est fréquemment rencontré. Les dégâts occasionnés peuvent être particulièrement importants sur les sujets les plus jeunes. Les feuilles se recroquevillent en s’enroulant sur elles-mêmes, se gaufrent et se rassemblent en paquets denses.

L’arbre entier peut prendre un aspect rabougri. Le miellat sucré et collant sécrété par les ravageurs entraîne les brûlures et le dessèchement des feuilles.

Des fumagines noires peuvent s’installer sur le miellat sécrété par le ravageur.

La présence des pucerons induit une perte de qualités esthétiques par la présence de miellat, de fumagine sur le feuillage et la déformation des feuilles.

Le miellat en tombant sur les fruits ou les fleurs va diminuer fortement les récoltes. En affaiblissant l’arbre, les pucerons peuvent diminuer les récoltes à venir.

L’adulte non ailé mesure environ 2 mm de long. Le corps est globuleux, noir très brillant à reflets brun foncé.

L’hivernation se fait à l’état d’œuf pondu sur le tronc, les branches ou à la naissance des bourgeons. Les femelles fondatrices apparaissent en mars avril.

Plusieurs générations se succèdent à l’extrémité des pousses ou à la face inférieure des feuilles, rassemblant le feuillage en paquets compacts au milieu desquels circulent de nombreuses fourmis, qui entretiennent les colonies de pucerons pour récolter le miellat.

Les adultes ailés apparaissent en juin-juillet et migrent sur les hôtes secondaires (Galium, Veronica, Asperula) sur lesquels ils se multiplient. Le vol de retour sur le cerisier et la ponte de l’œuf d’hiver interviennent à partir d’octobre.

Les pucerons, le miellat et les déformations de feuilles seront caractéristiques d’une attaque de ce ravageur. Pour les repérer précocement surveillez les jeunes pousses dont sont friands les pucerons.

  • Il est souhaitable d’éviter de planter du Galium, de la Veronica ou de l’Asperula à proximité d’un cerisier. Les hôtes secondaires sont indispensables au développement de la colonie.
  • Favoriser l’installation des auxiliaires consommateurs de pucerons (coccinelles, chrysopes, syrphes, punaises…) par la présence de plantes hôtes des insectes (plantes fleuries productrices de pollen : phacélie, orties…).
  • Utiliser des plantes piège (capucines).
  • Empêchez les colonies de fourmis d’accéder aux  pucerons en équipant le tronc de bande engluées par exemple.
  • En hiver brossez le tronc pour retirer les œufs hivernant ou appliquez y de l’huile blanche.
  • Des auxiliaires prédateurs de pucerons sont disponibles auprès des jardineries. Veillez à relâcher au plus vite ces auxiliaires pour garantir leur survie et leur efficacité.
  • Les produits à base de savon noir sont signalés comme étant efficaces contre les pucerons.
  • L’efficacité préventive des macérations d’ortie, fougère, mélisse serait visible d’après des données empiriques toutefois, à l’heure actuelle elle n’est pas démontrée scientifiquement.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.