Chou – Aleurodes


Carte d'identité

Aleurodes du chou - adultes (c) David Cappaert
Aleyrodes proletella
j f m a m j j a s o n d
actives au dessus de 20°C
tous
Brassicacées, fraisiers, cassissiers, Ronces à mûres, framboisiers, nombreuses plantes sauvages

Une importante population d’aleurodes, et donc d’importants prélèvements de sève, peut entraîner une perturbation des activités physiologiques de la plante qui s’observe par un retard de croissance. Ces aleurodes ne sont pas connus comme vectrices de virus.

Les choux sont souillés par le dépôt de miellat qui va favoriser le développement de fumagine entrainant une diminution de la photosynthèse, une dépréciation des feuilles et une apparition possible de pourritures secondaires rendant les choux impropres à la consommation.

L’aleurode du chou femelle peut pondre environ 150 œufs à la surface des feuilles, en cercle. D’abord de couleur assez pâle, ils vont ensuite prendre une couleur plus foncée et des taches jaunes vont apparaitre. Le temps d’incubation varie entre 6 et 20 jours.

Après éclosion, les aleurodes passent par 4 stades larvaires avant de se métamorphoser en adulte. Seul le premier stade larvaire est mobile. A ce stade, la larve est ovale, plate et transparente. Au cours des 3 autres stades larvaires, elles sont immobiles, de forme ovale et de couleur jaune foncé. Les aleurodes restent sous forme larvaire de 18 à 70 jours, selon la température. Elles vont ensuite se métamorphoser à l’intérieur de leur propre cuticule.

Les adultes mesurent environ 1,5mm de long et ont sur chaque aile blanche deux taches grises (permettant de les identifier facilement). Elles se nourrissent de la sève élaborée du phloème et du liquide intra cellulaire des feuilles. Elles sécrètent du miellat qui va entrainer l’apparition de fumagine (champignon poudreux noir).

Lorsque les conditions sont bonnes (températures supérieures à 20°C) il y a de 4 à 5 générations chevauchantes par an.

Le froid ne les tue pas mais ralentit leur croissance. Les adultes hivernent pendant les mois les plus froids.

A la vue de l’insecte (larve et adulte) il y a peu de risque de confusion possible, mais le miellat et la fumagine peuvent être provoqués par d’autres insectes, pucerons notamment.

Les adultes d’aleurodes principalement situés au revers des jeunes feuilles s’envolent dès que vous touchez leur plante hôte. Vous verrez alors de petites « mouches blanches » voleter autour de la plante avant de s’y reposer. Vous pourrez regarder au revers des feuilles pour apercevoir (à la loupe si besoin) les larves immobiles.

Installez des pièges jaunes sur lesquels les insectes viendront s’engluer. Le secouage des feuilles en période ensoleillée favorise leur capture sur les panneaux collants.

Pour les plantes peu sensibles aux maladies cryptogamiques, l’arrosage des feuilles limite les infestations.

Favorisez la présence des auxiliaires qui peuvent pondre dans les larves d’aleurodes

Éliminez les plantes hôtes des aleurodes : amarante, laiteron, chénopode blanc…

Encarsia formosa est un petit hyménoptère capable de parasiter les aleurodes. Néanmoins, il ne semble à ce jour pas assez efficace pour en contrôler les infestations.