Cicadelles


Les cicadelles sont des insectes piqueurs suceurs comme les pucerons. Elles se nourrissent de la sève des végétaux qu’elles affaiblissent lorsqu’elles sont en grand nombre. Certaines d’entre elles se camouflent à l’état larvaire dans un mucus mousseux, le crachat de coucou. Leur principal danger est la transmission de maladies virales graves.

Carte d'identité

honeylocust leafhopper (Macropsis fumipennis) (c) Whitney Cranshaw, Colorado State University, Bugwood.org
j f m a m j j a s o n d
oeufs abrités des conditions hivernales sur les parties sèches des plantes jeunes pousses, feuillage croissance printanière

Certaines cicadelles sont surveillées pour les nuisances qu’une pullulation pourrait causer ou à cause des maladies qu’elles transmettent. Par exemple la flatide pruineuse (Metcalfa pruinosa), cause par la sécrétion de miellat, l’installation de fumagine sur la vigne notamment. Une autre cicadelle (Scaphoideus titanus) est un vecteur de la flavescence dorée qui occasionne de grandes pertes de rendement et risque de détruire une partie du vignoble et à ce titre fait partie d’un programme de lutte obligatoire. Ces deux cicadelles n’ont qu’une seule génération par an et subsistent en hiver sous forme d’œufs.

L’invasion de cicadelles a des effets directs faibles. On observe principalement des décolorations locales et des retards de croissance.

La salive de la cicadelle peut être toxique pour les plantes ce qui cause des symptômes plus graves (grillure de la vigne) que les dégâts directs.

Enfin, les cicadelles sont responsables de 80 % des maladies transmises par des arthropodes aux plantes. En effet, elles transportent des virus ou d’autres maladies qui causent des jaunisses et peuvent détruire des cultures.

Les cicadelles sont de petits insectes piqueur-suceur de l’ordre des Hémiptères. Le terme cicadelle regroupe des insectes de plusieurs familles différentes.

Chaque cicadelle est en général associée à un petit nombre de plantes d’espèces proches. Ce qui limite en général leur présence à celle de leur plante préférée. Il y a cependant comme dans toute règle il y a des exceptions. Certaines cicadelles sont très polyphages, on les retrouve alors dans de très nombreux milieux.

Les cicadelles sont des insectes très vifs. Le saut est leur premier moyen de fuite. Lorsque vous les observez, vous pourrez constater que comme pour les pucerons, certaines sont équipées d’ailes pour voler alors que d’autres ont des ailes trop petites.

La dispersion peut se faire sur plusieurs milliers de kilomètre par des courants d’altitude ! Ce qui en fait un ravageur difficile à maîtriser. En Europe les espèces peuvent voler sur de moins grandes distances (quelques centaines de kilomètres).

Le cycle de vie des cicadelles est variable d’une espèce à l’autre. Certaines peuvent réaliser plusieurs générations par an, quand d’autre n’en auront qu’une seule.

Les indices se limitent souvent à des décolorations liées aux piqures de ces insectes.

Si vous pouvez observer l’insecte à la loupe, vous le reconnaitrez à sa ressemblance avec une cigale et son port semi-dressé de l’adulte au repos. Mais il faudra être rapide car le principal moyen de défense des cicadelles est la fuite par des sauts vifs et puissants.

La découverte d’un crachat de coucou permet aussi un diagnostic rapide, chez certaines espèces, cette « mousse » protège la larve.

Certaines graminées sauvages peuvent être un réservoir pour les maladies transportées par les cicadelles. Les reconnaitre et les éliminer permet de limiter les risques de dissémination des maladies concernées.

Attirez les insectes prédateurs dans votre jardin, ils vous aideront à maitriser la population de de cicadelles.

Il existe un thrips (Franklinothrips vespiformis) prédateurs de certains thrips, les chrysopes (Chrysoperla carnea) peuvent également être prédatrices de certains thrips. Pour l’utilisation optimale de ces auxiliaires n’hésitez pas à demander conseil à votre revendeur.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.