Cyprès – Chancre cortical


Le chancre cortical est une infection fongique présente sur les rameaux des Cupressacées dont le cyprès fait partie. Les symptômes donnent l’impression d’un dessèchement des jeunes rameaux.

Carte d'identité

Symptômes de seiridium sp. sur cyprès de Leyland (c) Jennifer Olson, Oklahoma State University, Bugwood.org
Seiridium cardinale
j f m a m j j a s o n d
pluie, brouillard et optimum de température 25°C
spores très résistantes ou champignon sur bois mort tige tous
cupressus sempervirens, C. macrocarpa, C. arizonica, Taxodium ...

Les premiers symptômes visibles sur un arbre touchent les jeunes rameaux directement issus du tronc ou des branches les plus fortes. L’entrée du ravageur se produit au niveau des blessures de taille ou les écorchures dans l’écorce.

Les feuilles (aiguilles) jaunissent et perdent leur port habituellement dressé. Progressivement, elles deviennent brunes et se dessèchent.

Une observation attentive permet d’observer un écoulement résineux caractéristique à la base du rameau infecté. Le parasite peut également s’installer dans les blessures ou les craquelures d’écorce.

Autour des points de pénétration du champignon, l’écorce est légèrement déprimée, elle rougit puis brunit. L’écoulement de résine le long du tronc à partir des lésions est le signe le plus évident de la maladie.

Les dégâts sont esthétiques dans un premier temps. Des rameaux directement relié au tronc vont devenir dorés puis bruns. Ces premiers symptômes s’accompagnent d’une goutte puis d’un suintement de résine au niveau du tronc ou des branches principales.

Dans un deuxième temps, le dépérissement va peu à peu se généraliser à l’ensemble de l’arbre et peut causer sa mort.

L’humidité est un facteur favorable au développement du champignon, qu’il s’agisse de la sporulation ou de l’infection, mais aussi du développement du chancre et de l’écoulement de résine.

La croissance du champignon est optimale à 25 °C, mais elle est possible entre 6 et 35 °C.

Les spores germent rapidement à la température optimale et n’ont pas besoin de la présence d’eau liquide pendant des durées importantes, ce qui permet au parasite de s’installer très rapidement.

Peu de risques de confusion possibles, si ce ne sont les dépérissements physiologiques des arbres, mais dans ce cas, l’écoulement caractéristique de résine est absent.

Le puceron Cynara cupressi occasionne des symptômes similaires, mais l’insecte est alors visible.

Préférer les variétés plus tolérantes, certain pépiniéristes ont en effet sélectionné des cultivars résistant mieux.

Nettoyer très régulièrement les outils de taille pour éviter de transporter le pathogène d’un arbre à l’autre. Idéalement, entre chaque coupe tremper les lames dans un bain désinfectant pour éviter d’infester un arbre à plusieurs endroits.

Aucune mesure de biocontrôle n’est connue à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.