Eleagnus – Psylles


Beaucoup de végétaux, arbres et arbustes peuvent être attaqués par des psylles mais Cacopsylla fulguralis est spécifique des Elaeagnus.

Carte d'identité

Psylle de l'eleagnus (c) (c) Christophe Quintin
Cacopsylla fulguralis
j f m a m j j a s o n d
Durant toute l'année en dehors des températures très basses ou très élevées
tous

Les larves sécrètent du miellat et des exsudats blancs filamenteux ce qui permet de repérer leur présence. Sur le miellat produit se forme de la fumagine.

Les attaques entrainent la déformation des jeunes pousses et des feuilles.

De fortes attaques de psylles entraînent la mort et chute des feuilles.

L’œuf mesure environ 0,3 mm de long, de couleur claire il est tout d’abord de couleur crème puis, lorsqu’il est mature, il prend une teinte jaune orangé. La femelle pond entre 10 et 20 œufs au revers des feuilles, et parfois même sur la face supérieure.  La larve a 5 stades qui se développent sur une durée d’environ 30 jours. Sa taille varie de 0,4 mm au premier stade, à 1,8 mm pour le dernier. Les jeunes larves vivent à l’abri sous des écailles de bourgeons, et sur les débris végétaux collés aux revers des feuilles. Lors de leur dernier stade de développement, les larves peuvent être observées au revers des feuilles ou sur les tiges.

L’adulte qui mesure de 2 à 2,5 mm est de couleur brun plus ou moins sombre. Dotés d’ailes membraneuses, ils peuvent facilement se déplacer et coloniser les plantes. Ils sont actifs à de basses températures (dès 2 à 3°C) mais disparaissent (diapause estivale) lorsque les températures sont élevées (>30-35°C). A l’automne dès que les températures sont plus favorables, les psylles réapparaissent jusqu’aux gelées.

Sur les feuilles, le miellat et la fumagine peuvent provenir d’autres insectes. Une observation précise, à la loupe est nécessaire.

Les pièges englués jaunes, permettent de repérer l’arrivée des psylles et en assez grand nombre de contribuer à la lutte. Attention toutefois au piégeage involontaire d’auxiliaires.

Favoriser la présence des auxiliaires comme Tamarixia, anthocorides, syrphes et coccinelles sur toute l’année.

Luttez contre les fourmis qui protègent les psylles contre leurs ennemis naturels (des colliers de glu peuvent être placés autour du tronc).

Ne pas trop serrer les plantes afin que l’auxiliaire hyménoptère parasitoïde Tamarixia upis puisse se déplacer (déplacement sur les feuilles basses) et ainsi pondre dans les larves dès que les températures lui sont favorables.

Entre deux cultures dans un abri, procéder à un bon nettoyage (balayage + karcher) des bâches et structures afin de réduire les populations de psylles.