Géranium – Brun


La chenille de ce papillon creuse l’intérieur des tiges des géranium causant leur dépérissement. Arrivé depuis peu en France, ce ravageur progresse doucement vers le nord.

Carte d'identité

Brun du geranium (c) G. Carcasses
Cacyreus marshalii
j f m a m j j a s o n d
inconnue tige tous
Cacyreus marshalii

Le papillon pond ses œufs sur la face inférieure des feuilles. Ce sont les chenilles qui sont responsables des dégâts, car elles grignotent l’intérieur des tiges de la plante.

Les premiers symptômes visibles se manifestent au niveau des fleurs. Les boutons floraux ont un aspect « grignoté » par les larves, ils noircissent et semblent creux au toucher.

Un noircissement des hampes florales et des tiges est provoqué par la présence des déjections des larves.

Une forte attaque peut provoquer un dépérissement complet de la plante. Les dégâts engendrent une forte diminution de la floribondité.

Le papillon est brun taché de brun plus foncé et mesure environ 2 cm d’envergure. La chenille est brune, allongée et fine. Elle mesure 3 à 4 cm de long.

Chenille du brun du pelargoniumLa chenille passe une partie de son cycle à l’intérieur de la plante dont elle se nourrit. Pendant cette phase elle est protégée des traitements insecticides de contact.

Dans sa région d’origine, C. marshalii peut avoir jusqu’à 6 générations par an, avec un cycle pouvant se dérouler sur 33 jours. Dans nos régions méridionales 3 générations ont pu être observées. La rapidité de succession des générations ainsi que la fécondité de cet insecte en font un ravageur difficile à maitriser.

C. marshalii s’attaque à tous les types de Pelargonium ce qui en fait une menace sévère pour nos balconnières et jardinières d’autant qu’il semble très bien s’acclimater au milieu urbain.

En savoir plus

Les premiers spécimens ont été observés à Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales) en 1997, L’espèce n’étant pas migratrice, il semblerait qu’elle ait été introduite accidentellement en provenance de la Catalogne. L’insecte va très vite se faire remarquer dans une partie du Sud-Est puis son expansion s’est faite, vers l’est (jusqu’en région lyonnaise) puis vers le nord dans la vallée du Rhône.

Pour détecter ce ravageur, chercher les pontes se trouvant sur la surface inférieure des feuilles.

Assurez-vous de l’état sanitaire des plantes au moment de l’acquisition.

Aucune mesure de biocontrôle n’est connue à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.