Haricot – Puceron


Le puceron Aphis fabae  de couleur noire caractéristique se retrouve sur de nombreuses plantes du jardin. Le puceron Acyrthosyphon  pisum  de couleur verte est plus spécifique des Fabacées. On le retrouve principalement sur le pois.

Carte d'identité

Colonie puceron Acyrthosphon pisum sur feuille
Aphis fabae ; Acyrthosyphon pisum
j f m a m j j a s o n d
températures clémentes des conditions estivales
oeufs abrités des conditions hivernales sur fusain, seringat et diverses plantes adventices ou cultivées jeunes pousses, gousses plantes en début de floraison
fèves et autres fabacées, et plus particulièrement pour Aphis fabae pomme de terre, carotte, artichaut, tabac, dahlia

Ces deux espèces de pucerons se développent en importantes colonies sur les tiges et les ramifications. Elles  réduisent considérablement la vigueur des plantes, provoquent des avortements des boutons floraux et la déformation des gousses. L’envahissement des gousses et la production de miellat secrété rendent la récolte impropre à la consommation. Par ailleurs ces pucerons sont vecteurs de viroses.

Les dégâts peuvent être potentiellement graves compte tenu de la vitesse de développement des colonies.

Puceron Aphis fabae Cas du puceron Aphis fabae

Les femelles aptères mesurent 1,5 à 2,9 mm de long et sont noires à brun noirâtre, présentant souvent des taches de cire blanchâtres sur l’abdomen. Les antennes sont plus courtes que le corps.

Les adultes ailés mesurent 1,8 à 2,7 mm de long et sont de couleur noire, avec des points de cire blanche bien visibles.

Les œufs d’hiver permettant le passage de la mauvaise saison se trouvent sur diverses plantes arbustives dont le  Fusain et le seringat, mais aussi d’autres adventices. Ces plantes sont appelées  hôtes primaires. Les larves se développent sur ces plantes avant d’aller coloniser les hôtes secondaires. Ces hôtes secondaires très variés comptent également des plantes potagères (dont le haricot) ou ornementales.

Les premiers arrivants sur haricots sont ailés. Les générations suivantes sont issues de la parthénogénèse. Ce mode de reproduction permet une très forte pullulation, qui dure environ 6 semaines. Il n’y a alors plus que des femelles présentes sur les plantes. A l’arrivée de l’automne ou lorsque la colonie est trop développée des individus ailés réapparaissent. La reproduction sexuée se produit à l’automne permettant l’apparition des œufs. Dans les climats doux, certains adultes peuvent survivre à l’hiver.

Puceron Acyrthosyphon pisumCas du puceron Acyrthosyphon pisum

L’adulte mesure  de 2,5 à 4 mm de long, de couleur vert pomme avec un abdomen renflé  et des yeux rouges. Les  antennes, repliées vers l’arrière sont aussi longues que le corps. Les individus parthénogénétiques ne possèdent généralement pas d’ailes ; seuls les individus sexués ou colonisateurs présentent des ailes translucides, finement nervurées.

La reproduction est essentiellement asexuée par parthénogénèse. Les femelles pondent environ 150 œufs tous les 10 jours ce qui explique la pullulation constatée. Vers la mi-juin, en raison de la surpopulation en l’absence de contrôle efficace et de la diminution d’appétence des plantes arrivant à maturité, des femelles ailées apparaissent. Elles vont coloniser de nouvelles plantes de la famille des Fabacées. La conservation hivernale se fait sous forme d’œufs, très rarement sous forme de larves et d’adultes au cours d’hiver très doux.

La présence de pucerons se caractérise par des écoulements de miellat. Les pucerons sont généralement situés sur la surface inférieure des feuilles, ou en manchon le long des tiges.

En cas de présence de pucerons des fourmis sont aussi généralement présentes sur les plantes en très grand nombre.

Il est souhaitable d’éviter de planter des Fabacées cultivés, à proximité d’espèces hôtes primaires des pucerons.

Favoriser l’installation des auxiliaires du puceron par la présence de plantes hôtes de ces insectes (bandes enherbées, haies, maisons à auxiliaires, …).

Un coup d’eau sous pression sur les végétaux est également efficace contre les pucerons. Cette technique ne doit pas être utilisée si les végétaux sont malades ou en zone déjà humide, ce qui favoriserait le développement de maladies.

Des auxiliaires prédateurs de pucerons sont disponibles auprès des jardineries. Veillez à relâcher au plus vite ces auxiliaires pour garantir leur survie et leur efficacité.

Les produits à base de savon noir ou d’huiles sont signalés comme étant très efficaces contre les pucerons.

L’efficacité préventive des macérations d’ortie, fougère, mélisse serait visible d’après des données empiriques toutefois, à l’heure actuelle elle n’est pas démontrée scientifiquement.

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