Les Syrphes


Les syrphes appartiennent à l’ordre des diptères, communément appelés mouches, et plus particulièrement à la famille des syrphidés. Cette famille comprend environ 500 espèces en France. Participant à la pollinisation des fleurs, certaines espèces au stade larvaire sont prédatrices de pucerons.

Carte d'identité

Syrphe

Les adultes mesurent entre 7 et 15 mm et arborent souvent des rayures jaunes et noires les faisant ressembler à des abeilles ou des guêpes. Les syrphes adultes sont remarquablement rapides et ont une aptitude au vol stationnaire caractéristique. Ils visitent souvent les fleurs. Les larves sont quant à elles dépourvues de pattes, de couleur blanche ou vert translucide et parfois marbrée. Elles mesurent entre 8 et 15 mm.

Le syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) qui mesure de 7 à 11 mm, est un des syrphes que l’on rencontre le plus souvent au jardin. Cette espèce peut se déplacer en groupe en automne.

Du fait de leur couleur, les syrphes sont souvent confondus avec les guêpes, les bourdons ou les abeilles, cependant les syrphes sont plus petits, fins et inoffensifs (ils n’ont pas de dard). De plus, ils n’ont pas de taille de guêpes et ne possèdent que deux ailes. Même leurs prédateurs peuvent s’y tromper, une chance pour eux !

Diversité de la famille a) Epistrophe eligans, une des plus précoces au printemps. b) Volucella bombylians, la volucelle bourdon. c) Scaeva pyrastri, le syrphe pyrastre. d) Helophilus pendulus. e) Myathropa florea. f) Volucella zonaria, la volucelle zonée (photographies ©Gilles Carcassès).

Les femelles déposent leurs œufs isolément ou par paquets généralement au milieu d’une colonie de pucerons. Les œufs sont blanchâtres et mesurent environ 1 mm. Après une semaine d’incubation, les larves naissent et se nourrissent de leurs proies. Les larves consomment des pucerons : elles peuvent en tuer jusqu’à 300 en une nuit mais n’en mangent que 30 à 40 (Figure 2). Les larves de certaines espèces se nourrissent aussi de débris organiques ou de végétaux en décomposition. 15 jours après l’éclosion, la larve atteint le stade nymphal. L’adulte émerge au bout de deux semaines et se nourrit de pollen et de nectar, participant ainsi activement à la pollinisation.

Les syrphes hibernent rarement à l’état adulte mais plutôt à l’état larvaire. Ils ont une pointe d’activité en juin et juillet mais sont présents selon les espèces de février à novembre et sont de sortie par temps ensoleillé.

a) Pupe de syrphe sous une feuille de rosier (©Laure Derail). b) Larves de Syrphes : Syrphus sp. (Alton N. Sparks, Jr., University of Georgia, Bugwood.org.). c) Syrphus ribesii, le syrphe du groseillier (©Gilles Carcassès). d) Episyrphus balteatus, le syrphe ceinturé, sur un hortensia (©Gilles Carcassès).
  • Evitez d’utiliser tous traitements insecticides auxquels les syrphes sont très sensibles.
  • Laissez se développer des plantes sauvages et semez-en éventuellement. Coquelicot, menthe, phacélie, achillée millefeuille, vipérines, pâquerette, etc. sont riches en nectar et en pollen et nourrissent les adultes. Cultivez des espèces variées de façon à étaler la période de floraison et ainsi offrir des ressources aux syrphes, du printemps (centaurée, pimprenelle, ombellifères, souci, véroniques, etc.), à l’automne (tournesol, asters, cosmos, lierre, etc.).
  • Ne perturbez pas trop les bandes fleuries par des tontes.
  • Conservez ou construisez des abris pour les syrphes : abris de jardin, murets, tas de feuilles, feuillages persistants, écorces fissurées, lierre, haies, fagots de tiges creuses, hôtels à insectes etc

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BIBLIOGRAPHIE

Ephytia

Quelques photos sur le site de l’INRA