Millepertuis – Rouille


La rouille du millepertuis, Puccinia recondita, peut s’attaquer à tous les représentants du genre Hypéricum. Sa préférence ira cependant à Hypericum calycinum et H. x inodorum, plus sensible, qui revêtira des tâches couleur rouille caractéristiques  sur le feuillage.

Ce champignon n’est autre que la rouille brune du blé.

Carte d'identité

Rouille du millepertuis (c) F. Loreau - FDGDON Mayenne
Puccinia recondita
j f m a m j j a s o n d
temps humide avec présence d'eau liquide
sur plante et débris végétaux feuillage tous
les graminées peuvent constituer des réservoirs. Certaines renonculacées adventices sont également sensibles

L’infection est repérable facilement sur le feuillage qui présente d’abord des taches vert plus pâle ou jaunâtres.

Ces taches prennent ensuite une teinte rouille sur la face supérieure des feuilles. Sur la face inférieure, des pustules orangées de 2 mm de diamètre environ, caractéristiques des rouilles, font enfin leur apparition.

La maladie entraîne la chute précoce des feuilles contaminées.

Perte de qualités esthétiques

La rouille cause d’importants désagréments esthétiques et chutes des feuilles, entrainant un affaiblissement du végétal.

Le champignon possède des formes de conservation qui peuvent s’abriter pendant l’hiver sur une large gamme de végétaux, en particulier les Poacées (graminées).

En conditions favorables, les cycles du parasite se répètent rapidement en cours de saison et la dissémination de la maladie est particulièrement rapide.

La dissémination par le vent peut atteindre plus de 20 km autour du foyer initial.

La germination des spores est optimale en présence d’eau liquide et à des températures comprises entre 15 et 20 °C, mais peut avoir lieu entre 5 et 25 °C. Au-delà de 30 °C, la maladie est stoppée.

La rouille se manifeste par des pustules rouille-orange sur les feuilles. Ces symptômes très caractéristiques  ne peuvent pas être confondus avec ceux d’autres bioagresseurs.

Évitez  les plantations étendues avec des variétés sensibles telles Hypericum calycinum et H. x inodorum. Eviter tout excès d’azote et de composts organiques qui fragilisent  les plantes.

Surveiller prioritairement les variétés réputées sensibles qui seront révélatrices des débuts d’attaque

En cas de suspicion d’attaque, retirer les premières feuilles malades et les détruire.

En cas de taille sur des arbustes malades, nettoyez les outils avec une solution désinfectante.

Ramassez et éliminez les résidus de taille.

Avant de faire l’acquisition d’un cultivar, renseignez-vous sur sa tolérance à la rouille.

Les décoctions de prêles sembleraient avoir une action préventive contre la rouille.

De même les infusions de camomille ou de pissenlit sont parfois signalées pour limiter les dégâts.

Cependant, l’efficacité de telles préparations n’est pas démontrée scientifiquement à ce jour.

Attention, pour utiliser un produit phytopharmaceutique contre ces ravageurs vous devrez pouvoir les atteindre. Lorsque les chenilles sont dissimulées à l’intérieur du stipe, un produit de contact pulvérisé à la surface de la plante ne pourra pas agir sur elles.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.