Tomate – Alternariose


L’alternariose de la tomate est une maladie cryptogamique causée par un champignon, Alternaria solani. Les pommes de terre peuvent également être atteintes par le même champignon. Dans le cas d’une attaque précoce, la culture peut être détruite complètement, si l’attaque est tardive, la suppression des premières feuilles atteintes permet de conserver un niveau de récolte correct.

Carte d'identité

alternariose sur feuille de tomate
Alternaria solani
j f m a m j j a s o n d
températures douce, présence d'eau liquide sur le feuillage
spores dans le sol feuillage tous
solanacées

La maladie se manifeste par des symptômes variés, à tous les stades du développement de la plante.

Des taches noires, circulaires, nécrotiques de 4 à 7 mm de diamètre, apparaissent sur les feuilles et s’agrandissent en cercles concentriques. Sur les tiges, les taches sont brunes ou grises, concentriques et elliptiques. Ces lésions peuvent entraîner, à la longue, la défoliation du plant. Les pétioles peuvent également être attaqués.

Cette maladie peut affecter sérieusement la récolte en diminuant la surface foliaire active de la culture.

alternariose sur fruit tomateLes dégâts engendrés sont souvent plus marqués dans la zone sud en raison du stress lié à la sécheresse.

Les fruits peuvent également être la cible du champignon. On observe alors des taches noires de 1 à 2 cm, en creux, à la base du calice (point d’attache du fruit sur la plante). Ces lésions constituent des points d’entrée favorables à d’autres champignons et bactéries qui entraînent des pourritures humides.

Perte de récoltes

  • Moyenne.

La confusion est possible avec le mildiou. Pour la reconnaître, l’alternariose attaque en premier lieu les feuilles âgées au niveau des folioles et des pétioles. Surveillez bien l’apparition de tâches jaune puis brunâtre sur les feuilles du bas.

La maladie du cul noir à des symptômes ressemblant à ceux de l’alternariose, cependant, l’alternariose attaque par l’attache de la tomate au plant alors que le cul noir attaque à l’opposé.

Plus rare au jardin, l’anthracnose cause elle aussi des taches sur les tomates. Celles ci sont déprimées et entourées d’un halo jaune.

Limiter l’infection de votre jardin en surveillant la provenance des graines :

  • Utilisez des semences certifiées saines (GNIS).
  • Pour la production « maison » de graines, elles doivent de préférence être issues de fruits sains et de plantes saines. De plus, il est recommandé de séparer les graines de la pulpe à l’aide de vinaigre blanc.

Limiter l’explosion de l’infection en contrôlant la santé de vos plants et les sources d’infection :

  • Espacez les plants pour limiter les contaminations.
  • Eliminez les premières feuilles atteintes.
  • Evitez les excès d’azote, qui rendent les tissus plus sensibles au champignon.
  • Eliminez les résidus de cultures après récolte.
  • Arrosez au pied pour éviter de mouiller le feuillage et évitez les arrosages du soir.
  • Favorisez la rotation des cultures et éloignez les plants de tomate, pomme de terre, aubergines et autre solanacées.

L’utilisation de décoction d’ail ou de prêle en préventif dans les conditions favorables aux parasites semble limiter les dégâts liés au champignon. L’efficacité de telles préparations n’est cependant pas démontrée à ce jour.

Recherchez des produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.