Tomate – Racines liégeuses (Corky-root)


Les galles liégeuses présentes sur les racines de tomates et la disparition du chevelu racinaire actif réduisent considérablement l’alimentation en eau et en éléments minéraux des plantes. Le développement de la culture est alors très fortement perturbé.

Carte d'identité

Corkyroot
Pyrenochaeta lycopersici
j f m a m j j a s o n d
temps frais (températures de 15 à 20°C)
spores dans le sol et débris de végétaux pendant plusieurs années racines tous
poivron, aubergine

On observe une très forte réduction de la croissance des plantes et un flétrissement généralisé de l’ensemble de la plante contaminéeaux périodes chaudes de la journée malgré un sol correctement arrosé.

Il est possible de gratter quelques centimètres à la surface du sol pour dégager des racines superficielles qui sont noires et desséchées.

Lors de l’arrachage, on constate une disparition presque totale du chevelu racinaire et des renflements d’aspect brun forment des manchons liégeux caractéristiques, principalement situés sur les grosses racines.

Perte de récoltes

  • L’affaiblissement des plants cause des pertes élevées de la production principalement par réduction du calibre des fruits. La perturbation de l’alimentation en eau des plantes entraine également l’apparition  de nécroses apicales des fruits (taches noires en creux du côté de la fleur) rendant les fruits non consommables.

Cette maladie sévit principalement dans les sols ou les substrats qui ont hébergé à plusieurs reprises des cultures de solanacées (tomates, piments, poivrons ou aubergines). Le champignon peut se conserver dans le sol pendant plusieurs années grâce à des micro sclérotes.

Ces organes de conservations semblent pouvoir rester plusieurs années dans le sol enfouies très profondément. Le champignon ne se répand pas par voie aérienne, il reste dans le sol et les débris de racine infestés

Le champignon colonise les systèmes racinaires des tomates et de différentes solanacées spontanées (morelles…), lui permettant de se maintenir longtemps.

La dissémination des spores se fait par le sol, les outils de jardinage et les plants contaminés.

Le champignon se développe à des températures de 15 à 20 °C, ou de 26 à 30 °C pour les souches méditerranéennes du parasite. Les symptômes peuvent mettre jusqu’à 2 mois après la plantation pour apparaitre.

Peu de risque de confusion possible.

Pour confirmer la présence des dessèchements des racines, observez le flétrissement des plants de tomate et leur manque de vigueur malgré un sol correctement pourvu en eau. Grattez la surface du sol pour atteindre les racines superficielles et constater leur dessèchement.

En fin de saison, arrachez les plants et observez attentivement les racines.

Le développement du champignon est assez lent dans le sol, de plus il exploite souvent la faiblesse du plant. De plus, la compétition avec les autres microorganismes du sol semble limiter les effets du pathogènes. Ainsi :

Préférez la rotation de la culture pour limiter l’accumulation du pathogène dans le sol, alternez avec des cultures non sensibles ;

Veillez à l’équilibre de l’arrosage et de l’apport d’engrais pour ne pas fragiliser le plant ;

Veillez à la bonne aération du sol autour des plants en sarclant pour garder des racines en bonne santé et favoriser la vie du sol.

Dans un terrain fragile, déjà contaminé, préférez l’usage de plants greffés  avec des  porte-greffes sont plus tolérants au pathogène. La grande vigueur des plants greffés, avec un mode de taille adapté de la plante, permet, à production potentielle de fruits égale, de réduire le nombre de plants achetés compensant en grande partie le surcoût des plants greffés.

Pour des plantes en début d’attaque, il est possible d’atténuer sensiblement les effets sur la production en pratiquant un buttage progressif du collet des plantes permettant la production de nouvelles racines améliorant l’alimentation des plantes.

Aucune mesure de biocontrole n’est connue à ce jour.

Recherchez les produits de biocontrole autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.