Les substances naturelles

Plusieurs préparations naturelles peuvent être utilisées au jardin. Elles sont d’origine végétale, minérale ou animale, et se divisent en deux catégories :

Les produits de biocontrôle ne peuvent être vendus que par des professionnels certifiés tandis que les substances de base sont des produits de consommation courante qui sont donc en vente libre.

Protéger ses plantes avec des substances naturelles

Qu’elles soient végétales, minérales ou animales, voici des exemples de substances naturelles autorisées pour un usage dans les jardins d’amateurs pour lutter contre des bioagresseurs.

Substances naturelles utilisables dans les jardins

Parmi les substances d’origine végétale, citons l’acide pélargonique (dont le nom est tiré du genre Pelargonium) utilisé dans des désherbants, la laminarine (extraite d’algues) utilisée contre des maladies cryptogamiques (oïdium par exemple ainsi que le feu bactérien) ou encore l’huile de colza qui a une action insecticide (contre des pucerons, des acariens, des cochenilles…).

Contre les mollusques (limaces et escargots), l’utilisation de phosphate ferrique, substance d’origine minérale, est autorisé au jardin. Vous pouvez également utiliser de la bière dans des pièges pour limiter les attaques.

Naturel = inoffensif ?

Attention, le terme « naturel » n’est pas un gage d’innocuité vis-à-vis de l’environnement ou de la santé ! Certaines substances d’origine naturelle utilisées dans le passé ont d’ailleurs été retirées comme la nicotine ou la roténone en raison de leur forte toxicité. Par ailleurs, l’huile de neem (ou margousier) quant à elle n’a jamais été autorisée en France pour un usage en tant qu’insecticide.

Les stimulateurs de défenses naturelles

Certaines substances naturelles peuvent également agir comme stimulateurs de défenses des plantes (SDP) également appelés stimulateurs de défenses naturelles (SDN). Que signifie ce terme ?

Comment agissent-ils ?

Si l’on devait oser une comparaison, les SDN agissent plus ou moins comme des vaccins. Les plantes possèdent en effet des mécanismes de défense naturels et intrinsèques à la plante qui sont activés en cas d’attaque par un bioagresseur grâce à l’émission de diverses molécules de signal. Les SDN sont des substances qui vont simuler ces signaux d’attaque, permettant ainsi à la plante de déclencher ses mécanismes de défense et donc de mieux résister en cas d’attaque réelle.

Bien choisir un SDN

Attention toutefois : certains SDN sont des produits de synthèse, ils ne sont pas des substances naturelles ni des micro-organismes et ne rentrent donc pas dans le champ du biocontrôle.

D’autre part, il faut distinguer les produits homologués en tant que SDN, dont l’efficacité est testée, de ceux revendiquant plus ou moins clairement une action telle mais non homologués en tant que tels. Il s’agit soit de matières fertilisantes, soit de préparations dont l’efficacité en tant que SDN n’est pas prouvée.

Parmi les produits homologués en tant que SDN, on peut citer le COS-OGA qui est autorisé en jardins d’amateurs sur toutes les cultures légumières.

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