Concours Jardiner Autrement : le palmarès 2019

Le concours « Jardiner Autrement : Faites part de vos pratiques» récompense depuis 2011 des jardiniers amateurs qui favorisent le maintien des équilibres biologiques au jardin afin de se passer totalement de l’usage des pesticides.

Le jury du concours s’est réuni au mois de juin afin d’examiner les candidatures issues des quatre coins de la France reçues à l’occasion de cette neuvième édition. Un examen attentif a permis de choisir parmi les dossiers les 5 lauréats ainsi que les 5 prix d’encouragement. Découvrez dès maintenant les noms des heureux gagnants et rendez-vous à la rentrée pour découvrir, dans la rubrique dédiée aux lauréats du concours, les reportages réalisés dans les jardins primés.

A la découverte des 5 jardiniers lauréats et de leur jardin

Jean Aribaud (34) : Un jardin économe en eau

Vue plongeante sur le potager, rangées de pieds de Tomates, Haricots (Ph. E.Brencklé Rustica)

Jean Aribaud produit lui-même les semences potagères et ornementales. 80% des plantes sont locales et issues de variétés anciennes ce qui les rend parfaitement adaptées à leur environnement.

Le jardin est doté d’un système d’irrigation vieux de 4000 ans composé de pots en céramique poreux remplis d’eau et enterrés dans le sol. Ces pots diffusent lentement l’eau nécessaire aux plantes environnantes. Jean Aribaud a expérimentalement comparé la quantité d’eau nécessaire à la vie de 40 pieds de tomates avec des tuyaux microporeux et les pots enterrés. Il s’est avéré que la technique des pots enterrés économise 55% d’eau sur une saison de 14 semaines d’irrigation.

Le jardin de Jean Aribaud a aussi pour vocation de transmettre son « humble savoir et le bonheur simple de partager un panier de légumes ou de fruits ».

Joseph Chauffrey (76) : Une petite surface productive

Un jardin très végétalisé (© Joseph Chaufrey)

Ce petit jardin a pour vocation d’être productif, esthétique et un havre vert dans le tissu urbain. Il a en effet été conçu pour servir de vitrine pour un jardinage sans produits chimiques de synthèse très productif notamment par une réfléchie et judicieuse utilisation des trois dimensions. Ainsi, les courges ne rampent pas sur le sol du jardin mais colonisent les toits optimisant ainsi l’espace restreint du jardin.

La gestion des adventices n’est pas un problème pour Joseph Chauffrey car celles-ci représentent une biomasse utile en retournant à la terre sous forme de paillage. Elles constituent aussi des sources de nourriture pour la faune auxiliaire. Sur cette petite surface, le seul outil utilisé pour le désherbage est la main : « Mon meilleur outil est la main ! Elle permet d’agir avec discernement et justesse… ».

Didier Dhainaut (59) : Un jardin pour convaincre

Buttes en pleine saison (© Didier Dhainaut).
Buttes en pleine saison (© Didier Dhainaut).

Didier Dhainaut jardine depuis l’enfance et a parcouru, avec son père et son grand-père, de nombreux jardins potagers personnels et ouvriers.

Pour pallier aux dégâts causés par les quelques ravageurs qui sévissent dans son jardin Didier Dhainaut compense les pertes causées en préparant toujours plus de plans. D’autre part, il accepte qu’une partie de sa production soit consommée.

L’ensemble des pratiques mises en œuvre depuis des années a contribué à la création d’un écosystème riche et équilibré le rendant plus résilient aux différentes attaques.

Philippe Rigaux (30) : Un jardin et son jardinier dans le Sud

Une planche de culture (© Philppe Rigaux)

Ce vaste jardin est situé dans le département du Gard. Il est subdivisé en 3 parties : une zone de détente parsemée de massifs fleuris, un verger et un potager. La partie potagère est protégée non seulement par la maison mais aussi par une haie mixte plantée au moment de la conception du jardin. La haie dans cette région est une alliée extrêmement précieuse car elle est non seulement un réservoir de biodiversité utile au jardinier mais aussi un filtre mistral indispensable.

Une des spécialités de Philippe Rigaux est le compostage. Ainsi, une partie des tailles de haies est broyée et alimente les différents composteurs du jardin. Dans ce jardin rien ne se perd tout se composte. L’ensemble des cultures est ainsi largement pourvu en éléments minéraux.

À l’avenir Philippe Rigaux continuera de n’utiliser que des produits naturels dans son jardin.

Agnès Roddon (83) : Un jardin méditerranéen en restanques

Allée de Lippia (© Agnès Roddon).
Allée de Lippia (© Agnès Roddon).

Agnès Roddon est une Jardinière active et dynamique. Cadre dans le commerce maritime, elle a trouvé dans le jardinage une solution pour combler ses besoins de plein air et d’activité physique. Son très grand jardin de 3000 m2 sous climat méditerranéen a une double vocation :

  • produire des fruits et des légumes sains pour subvenir aux besoins alimentaires.
  • offrir un cadre esthétique à toute la famille.

Agnès Reddon paille autant que possible son jardin pour limiter l’apparition de plantes spontanées mais aussi pour l’embellir. Une bonne partie du jardin est occupée par des plantes couvre sol et des massifs esthétiques adaptés au climat méditerranéen. Ainsi, une partie de son jardin est recouvert par du Lippia, une plante qui résiste bien à la sécheresse et attire de nombreux pollinisateurs. Au fur et à mesure des années, le jardin d’Agnès Roddon abrite de plus en plus de biodiversité.

Les 5 prix d’encouragement

  • Elisabeth Carrel à Paulinet (81)
  • Florence Dupont à Abbeville (80)
  • Hélène Guidet à Sannois (95)
  • Yann Leboeuf à Phalempin (59)
  • Didier Riche à Wingen Sur Modder (67)

Félicitations à tous les lauréats et ainsi qu’un grand merci à tous les participants.