Pomme de terre – Taupin


Les taupins regroupent plus de 200 espèces de coléoptères, dans la famille des Elateridae, seules 3 espèces sont réellement nuisibles aux cultures (salades, chicorées, légumes racines, bulbes et tubercules). Le taupin de la pomme de terre est l’espèce Agriotes lineatus.

Carte d'identité

taupin de pomme de terre adulte
Agriotes lineatus
j f m a m j j a s o n d
adultes hivernants et nymphes croissance des tubercules
autres tubercules

Les dégâts, occasionnés par les larves des insectes, se traduisent par la présence de galeries dans les tubercules, ce qui les rend impropres à la consommation et à la conservation.

Perte de récoltes

  • Importante à très importante, en particulier pour la conservation.

Les larves, qui occasionnent les dégâts, sont jaunes, fines et allongées, ce qui leur vaut le surnom de « vers fil de fer ». Elles vivent dans le sol pendant quatre années, ce qui explique qu’à une période donnée, on peut observer des larves à tous les stades de développement et de tous les âges, qui mesurent entre 2 et 20 mm de long pour environ 2mm de large.

Les larves sont particulièrement sensibles à la sécheresse et se déplacent en profondeur en fonction de l’humidité, de la température et de la saison. Les larves remontent à la surface au printemps et à la fin de l’été. Ce sont les deux périodes où elles occasionnent des dégâts sur les parties souterraines de la pomme de terre.

A l’issue du stade larvaire, les nymphes, puis les adultes, passent l’hiver dans le sol et sortent au printemps.

Dans les prairies et pelouses, en l’absence de travail de la terre, les larves de taupins ne sont pas dérangées. Elles s’installent et se nourrissent des racines des plantes. La première année d’installation du potager est donc particulièrement à risque.

Les adultes sont de forme allongée et mesurent de 7 à 8 mm de long. Si on les retourne sur le dos, ils se rétablissent en sautant de façon spectaculaire, c’est l’un des moyens d’identifier le ravageur. Ils pondent au printemps.

Bien travailler le sol, en particulier en mai et juin, pour ramener les larves et les œufs à la surface, ce qui entraîne leur dessèchement.

La pomme de terre est la cible privilégiée de l’insecte. On peut utiliser comme appât des morceaux de pomme de terre à peine enterrés dans les autres cultures à risque, il suffit ensuite de retirer régulièrement les larves qui viennent se nourrir de pomme de terre.

En cas d’attaque très importante, effectuer un labour à l’automne pour exposer les larves aux oiseaux et au gel.

Favoriser la rotation des cultures.

Aucune mesure de biocontrole n’est connu à ce jour.

Recherchez des produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.