Les médiateurs chimiques

piège © A
Piège à phéromone entonnoir

Les organismes vivants produisent un certain nombre de substances fournissant des informations à d’autres organismes et pouvant alors influer sur leur comportement.

Certaines de ces substances ont une action utile pour la protection des plantes, par exemple en repoussant ou en attirant certains ravageurs. C’est une méthode de biocontrôle qui est bien connue dans les vergers où l’utilisation de phéromones est très répandue pour attirer des ravageurs dans des pièges ou perturber leur reproduction.

 

Différents médiateurs pour communiquer

Les médiateurs chimiques (également appelés sémiochimiques) ne se limitent pas aux phéromones. En effet, les phéromones sont des substances permettant de communiquer des informations au sein de la même espèce.

Certaines substances donnent quant à elles des informations à d’autres espèces, elles interviennent par exemple dans le processus de pollinisation. Celles-ci sont moins utilisées en lutte biologique.

Utiliser les phéromones au jardin

De nombreuses phéromones (et les pièges associés) sont disponibles à la vente pour les amateurs mais leur utilisation peut répondre à différents objectifs.

Le piégeage

Les phéromones sont souvent associées à des dispositifs de piégeage qui permettent :

  • de surveiller les populations (détection du ravageur, pic de présence) et donc de raisonner les moyens de lutte à mettre en œuvre ou
  • de contrôler les populations en attirant et neutralisant un maximum de ravageurs (piégeage de masse) et/ou en perturbant leur reproduction, réduisant ainsi leur nombre (méthode de la confusion sexuelle).

Ces deux objectifs sont complémentaires puisque pour un contrôle efficace, il est important de détecter rapidement la présence du ravageur et de suivre l’importance de leur population.

Quelques exemples

  • le piégeage des carpocapses des pommes et des poires : les phéromones attirent spécifiquement les mâles dans les pièges où ils restent englués, les empêchant ainsi de se reproduire avec les femelles et limitant donc la population,
  • le piégeage des processionnaires du pin : le piège à phéromones permet également de perturber la reproduction en attirant les mâles adultes. Il existe également des pièges attirant les chenilles lorsqu’elles descendent des arbres mais ceux-ci n’utilisent pas de phéromones. Il est recommandé de combiner ces deux méthodes.
  • le piégeage de la mineuse du marronnier : le principe est le même que pour le carpocapse.

Une mise en place qui dépend des objectifs

Selon les objectifs du piégeage, le nombre et la répartition des pièges seront différents. Référez-vous aux conseils d’utilisation qui mentionnent ces informations. De plus, le piégeage de masse ne fonctionne généralement que s’il est mis en œuvre sur de grandes surfaces en raison de la mobilité des adultes qui peuvent arriver d’autres jardins ou vergers. Sur de petites surfaces, les pièges seront plus utiles pour la surveillance.

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