Pommier – carpocapse


Le carpocapse des pommes et des poires (Cydia = Laspeyresia pomonella) est un papillon d’environ 15 à 20 mm. Il se reconnait à ses ailes postérieures grisâtres ornées à leur extrémité d’une tâche brune bordée de lignes dorées. Les ailes postérieures sont brun-rougeâtre et ciliées. La larve du carpocapse se développe à l’intérieur des fruits. Elle mesure environ 15 à 20 mm au terme de son développement et possède une teinte d’abord blanchâtre puis rose-rougeâtre avec une tête brun foncé. Le carpocapse atteint les pommes mais aussi les poires, pêches, prunes, abricots ou encore les noix.

Carte d'identité

Dégats sur pommes de carpocapse (c) INRA
pomonella
j f m a m j j a s o n d
nymphe fruits fruit en murissement
poirier

Les pommes attaquées se reconnaissent au trou dont la bordure est rongée et où des excréments de la larve sont présents. La larve creuse une galerie en spirale à l’intérieur du fruit pour atteindre les pépins qu’elle consomme. L’attaque entraîne également des pourritures secondaires.

Pertes de récolte

  • Les fruits attaqués tombent prématurément ou pourrissent.

Qualité de la récolte

  • Les parties attaquées par le ver doivent être supprimées, le reste de la chair reste consommable.
  • Les pommes attaquées se conservent mal.

Les adultes apparaissent entre fin avril et fin mai et décollent au crépuscule lorsque la température dépasse les 15°C. Les femelles pondent sur les feuilles, les tiges ou l’œil des fleurs fécondées et leur fécondité moyenne atteint de 30 à 50 œufs.

La durée d’évolution des œufs dépend de la température : 18 jours à 15°C et 6 jours à 25°C. Les œufs éclosent généralement à la fin du mois de mai et les larves pénètrent dans les fruits après un stade « baladeur » qui dure entre 2 et 5 jours.

La larve se développe dans les fruits pendant environ 20 à 30 jours puis elle en sort et forme un cocon dans les fentes du tronc. Soit elle se nymphose et forme un papillon de deuxième génération, soit elle passe l’hiver en diapause et forme une chrysalide au printemps.

Elles se transforment ensuite en chrysalides en avril et se développent pendant  3 à 4 semaines.

Le carpocapse forme généralement 1 à 2 générations mais parfois 3 dans la région méditerranéenne. Il est favorisé par un climat chaud et sec.

Supprimer les pommes véreuses tombées de l’arbre.

Privilégiez des variétés résistantes telle que ‘Anis basque précoce – Anisha’. Renseignez-vous auprès de votre fournisseur.

Oiseaux et chauves-souris sont des prédateurs naturels du carpocapse, installez des nichoirs afin de favoriser leur présence.

L’ensachage des fruits avec des sachets en papier s’avère efficace. Il est à réaliser dès que les pommes atteignent la taille d’une noix jusqu’au mois précédant la récolte.

Vers la mi-avril, installez des pièges delta et des capsules de phéromones (attention à ne pas les manipuler avec vos doigts) pour surveiller la présence éventuelle de carpocapses. Lorsque le nombre d’individus capturés atteint 3 individus par semaine (seuil de nuisibilité avec 1 piège / 1ha), comptez une semaine et appliquez du Bacillus thuringiensis.

La carpovirusine est également utilisable à la place de Bacillus thuringiensis. Cette toxine est issue d’un virus atteignant les chenilles du carpocapse et entraîne l’arrêt de leur alimentation et donc leur mort. Elle n’est pas nocive pour les abeilles.

Recourir au piégeage grâce à des bandes de carton ondulé attachées autour du tronc en été et en automne : à la fin de l’été et au début de l’hiver, retirer les bandes et écrasez chenilles et cocon (ne pas les bruler car des auxiliaires s’y abritent également) puis les remettre en place.

Utiliser les pièges à phéromones qui attirent les mâles pour réaliser un piégeage de masse. Cette méthode de capture n’est pas efficace si l’infestation est importante.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.