La lutte contre le carpocapse

Reconnaître la présence du ver de la pomme

Le ver de la pomme ou carpocapse est un papillon nocturne au stade adulte. C’est la chenille (le stade larvaire) qui cause les dégâts. Elle creuse des galeries dans les fruits  jusqu’aux pépins. Les fruits tombent à terre et ne sont plus consommables.

Le carpocapse s’attaque à de nombreux arbres fruitiers dont les fruits sont à pépins ou à noyaux.

Il peut y avoir 2 à 3 générations de carpocapse par an suivant le climat.

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Ver de la pomme stade chenille ©J K. Löckener

 

Les dégâts sur les fruits sont repérés

  • Ramasser et éliminer les fruits touchés par le carpocapse permet d’enrayer le cycle de développement et de limiter la population.

 

  • Lorsque le nombre d’arbres fruitiers est restreint, l’ensachage de chaque fruit dans un sac en papier les protégeront contre les attaques du carpocapse.

Le carpocapse s’est installé sur les fruitiers

Pour détecter les premiers papillons

Au début du printemps, placer des pièges Delta à phéromones spécifiques de l’espèce de carpocapse. Ces pièges attirent les mâles. Ils permettent de capturer une partie de la population de papillons qui ne se reproduiront pas mais aussi de détecter les premiers vols d’adultes et ainsi de surveiller et de traiter 10 jours après. Veiller à poser ces pièges sur les branches charpentières.

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Piège Delta à phéromones © D. Jardel

 

Lutter contre les chenilles

Lorsque les œufs de carpocapses éclosent, la chenille se déplace 2 à 5 jours sur le fruit avant d’y pénétrer.

Pulvériser sur le feuillage un produit à base de Bacillus thuringiensis souche kurstaki qui sera mortelle pour les chenilles qui l’ingèrent.

Pulvériser un produit contenant le virus de la granulose (Carpovirusine) sur le feuillage. Ce virus agit aussi sur le système digestif des chenilles mais sera spécifique du carpocapse.

Lutter contre la forme hivernante

L’hiver suivant une attaque par le carpocapse, pulvériser une solution contenant le nématode Steinernerma feltiae sur le sol au pied des arbres ou sur les troncs. Ce ver microscopique s’attaque aux cocons abrités. Veiller à contrôler l’humidité des zones traitées pour maintenir l’efficacité du traitement.

A la fin de l’été, les chenilles peuvent se réfugier dans les anfractuosités des troncs d’arbre pour y passer l’hiver. Brosser les troncs pour enlever ces cocons.

Prévenir les attaques du carpocapse

Favoriser l’installation de prédateurs du carpocapse

Par exemple, les oiseaux insectivores comme les mésanges se nourrissent des chenilles. Les chauve-souris peuvent aider à réguler les populations de papillons (ceux-ci étant nocturnes). Installer des nichoirs à proximité des fruitiers pour diminuer les attaques par le carpocapse.

Un abri pour les forficules (pince-oreilles) qui se nourrissent de ces chenilles, peut aussi être installé.

De la biodiversité au sein du verger

Lors de la plantation des arbres fruitiers, alterner les différentes espèces et variétés de façon à éviter la propagation directe lorsqu’un arbre est attaqué. Les différentes espèces de carpocapses sont souvent spécifiques de leur hôte.

Dans le cas d’un verger plus important, un voile anti-carpocapse peut être installé fin avril, avant la période de ponte. La taille de la maille de ces filets réduit aussi les dégâts dus à la tordeuse orientale. Ces filets protègent aussi les fruits des attaques d’oiseaux.

Durant l’hiver, les troncs des arbres dont les fruits sont souvent attaqués, peuvent être enduits de produits à base de chaux ou d’huiles qui détruiront les cocons.

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Pour en savoir plus

Le carpocapse est très présent dans le sud de la France car les températures chaudes favorisent son développement. Avant de planter des arbres fruitiers, il peut être intéressant d’étudier les risques favorisés par le climat et de s’intéresser à des variétés moins sensibles aux ravageurs localement présents. Ainsi certaines variétés de pommier sont moins sensibles que d’autres au carpocapse.

Pour différencier le carpocapse de la tordeuse orientale

Le carpocapse laisse un tas de déjections à son point d’entrée dans la pomme.

Déjections de la larve à la surface du fruit © E. E. Nelson

 

Consulter le Bulletin de Santé du Végétal édité par la Chambre d’Agriculture ou la FREDON de chaque région. Il vous informe sur les risques momentanés en fonction des cultures.