Lauréat 2011: le jardin de Daniel BRET à Guilliers (56)

Portrait de jardinier

Le jardin de Daniel Bret est niché en Centre Bretagne en Pays Galo, entre forêt de Brocéliande et de Lanouée.

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Originaire de là, aujourd’hui francilien, il a hérité de cette propriété de 2500 m² où il venait déjà voir son grand-père cultiver son potager. Le cellier est devenu une belle maison de vacances et le pré ombragé de chênes, un jardin qui abrite une grande diversité de fleurs, de rosiers et de plantes venues seules ou échangées avec d’autres passionnés de jardin.

Son objectif ? « Un jardin vivant et sans contraintes », d’entretien facile mais où il peut donner libre court à sa passion pour les plantes et le jardin naturel…

Daniel Bret se passionne depuis longtemps pour le jardin, les roses et l’horticulture. Il est Président de la Société d’Horticulture et d’Arboriculture de Fontenay – sous – Bois.

Sa vision du jardin

Un jardin de souvenirs, pour des vacances en famille

La façade de la maison accueille plusieurs grimpantes, comme un jasmin et une treille de  raisin chasselas. Ce jardin est un lieu de vie mais aussi de souvenirs. Ses parents et grands-parents  cultivaient ici leur potager. Les chênes ont été plantés par son arrière-grand-père, la treille par son grand-père. Plusieurs boutures d’hortensias viennent du jardin de sa mère.

Aujourd’hui encore, Daniel ne manque pas de ramener quelques plantes de chez ses amis ou de ses voyages.

« J’ai toujours aimé le jardin, raconte Daniel Bret. A Fontenay –sous- Bois où j’habite le plus souvent, je cultive aussi un jardin avec un potager

Le jardin en pratique

Un plan sans contraintes

Le grand jardin pousse à l’ombre des grands chênes. Ces derniers  font partie du paysage et du patrimoine. Il n’était pas question de les couper. Ils ont juste été élagués.  Daniel ne supporte pas l’idée de voir abattre un arbre. Le plan du jardin a été prévu au départ. «Ici, je voulais un jardin qui aille avec la maison, rustique, agréable, avec des fleurs…J’ai d’abord fait un dessin. » Des murets de pierre sèche ont été montés avec des pierres trouvées sur place. Des buttes ont été plantées d’arbustes, de vivaces. Mais un grand nombre de plantes sont aussi arrivées d’elles –même.

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Une colonisation presque naturelle

Entre les massifs, l’herbe est tondue de temps en temps mais sans excès. A l’automne les feuilles sont ramassées et la mousse ratissée.

Les espaces vides sont vite comblés par des boutures ou de nouvelles plantations. L’entretien est simplifié et Daniel aime tester de nouveaux savoir-faire. « On est dans un jardin de vacances ! », aime-t-il répéter.

Un voisin  avait par exemple lu un jour dans une revue que des japonais cultivaient des légumes sans éliminer les mauvaises herbes… Daniel a testé et ça a marché…Compost et herbe tondue viennent régulièrement nourrir ou pailler le potager et les massifs.

Tester encore et toujours

Daniel a testé aussi plusieurs plantes sensibles au gel. Les mimosas ont prospéré quelques années puis ils ont gelé. Aujourd’hui, ils repartent de leur souche.  Le principe est ici d’attendre que les plantes trouvent leur place.

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Un grand nombre de bulbes ont été plantés et acclimatés.  Le chat apporte une contribution active pour préserver les bulbes en limitant les mulots, très friands des bulbes laissés en terre. Des annuelles se ressèment régulièrement un peu partout.  De son côté Daniel aime à semer, bouturer, repiquer  y compris les primevères ou les cactus, ce qui est très utile pour échanger ou simplement faire plaisir à ses amis.  Il déborde de nouveaux projets de plantation et d’aménagements…

Ses conseils

Bouturer les arbustes (ex : rosiers)

  • Bien choisir les boutures (Tige de l’année).
  • Couper la base en biseau.
  • Éliminer les feuilles de la base et couper la moitié des feuilles du deuxième rang.
  • Planter 5 cm en terre. (L’utilisation d’hormone n’est pas indispensable)

Oser des endroits inhabituels

Ne pas hésiter à bousculer les aprioris : planter des plantes de soleil à l’ombre ou l’inverse ; laissez-leur le temps de s’installer. Et ensuite, voir ce qui marche…

Combler les vides

La nature a horreur du vide, le jardin aussi ! Je plante ou transplante dès qu’il y a une place vide.

Illuminer les zones d’ombre du jardin

Planter dans les zones les plus obscures des vivaces à fleurs jaune vif ou rouge. Elles seront moins florifères mais les quelques fleurs illumineront  l’endroit.

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