Week-end de remise des prix à Nantes 2013

Suivez les cinq lauréats du concours Jardiner Autrement édition 2013 au cours de leur week-end de remise de prix! Accompagnés de membres du jury (Société Nationale d’Horticulture, Jardins de Noé, Jardinot, Jardiniers de France), de l’équipe Jardiner Autrement et de l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), les lauréats ont été invités les 7 et 8 septembre 2013 à un week-end autour du végétal en région nantaise. Le week-end a été co-organisé avec la Société Nantaise d’Horticulture (SNH) et le service Espaces Verts et Environnement (SEVE) de la ville de Nantes.

Inauguration de la Folie des Plantes

Pour débuter ce week-end, direction le parc du Grand Blottereau ou se déroulait la Folie des Plantes spéciale “Folie Verte”. Le groupe s’est joint à la visite officielle et a découvert une partie des exposants présents. La visite a été suivie de la cérémonie d’inauguration de la manifestation.

Présentés par Alain Gérard, trésorier de la SNHF, les lauréats ont reçu leur diplôme de la part de M. le Maire de Nantes, Patrick Rimbert, avant d’assister à son discours inaugural: une belle reconnaissance pour tous les lauréats!

Visite des Pépinières du Val d’Erdre à St Mars-du-Désert

Après un déjeuner exotique au parc du Grand Blottereau, le groupe a pris la direction de Saint Mars-du-Désert afin de visiter les pépinières du Val d’Erdre. Créées en 1977, les pépinières du Val d’Erdre sont spécialisées dans les arbres et arbustes d’ornement et plus particulièrement les camélias et magnolias, dont 120 variétés sont commercialisées. Les pépinières font d’ailleurs partie des membres fondateurs de l’association du Magnolia de Nantes créée en 1999.

Certifié Plante Bleue

Deuxième entreprise française à avoir obtenu la certification Plante Bleue, les pépinières du Val d’Erdre emploient de nombreuses techniques afin de réduire l’usage de produits phytosanitaires ou de réduire l’utilisation d’eau et d’énergie.

Limiter le désherbage chimique

En pleine terre, le désherbage se fait mécaniquement par binage, grâce à une machine qui différencie les herbes indésirables des plantes cultivées grâce à des palpeurs. Le mulch de plaquettes de pin maritime (et non écorce!) et de peuplier est systématiquement utilisé pour les plantes en pot. Ces deux techniques permettent d’éviter le recours à des désherbants chimiques.

La protection biologique intégrée en application!

La gestion des insectes ravageurs se fait quant à elle grâce à la protection biologique intégrée utilisée depuis 12 ans, d’abord en serre puis dans toute la pépinière. Des insectes auxiliaires sont introduits mais les auxiliaires indigènes sont également attirés grâce à des bandes fleuries ou à des essences permettant de les attirer tôt dans la saison (potentille) ou de les abriter en hiver (sureau, noisetier). Des essais sont menés sur le sujet en collaboration avec une station expérimentale : l’AREXHOR Pays de la Loire. D’autres techniques de biocontrôle sont également utilisées par exemple les phéromones contre la tordeuse de l’œillet qui s’attaque aux viornes (Viburnum).

La lutte contre les champignons nuisibles aux plantes passe par différents axes de prévention. Il y a tout d’abord la gestion du climat (humidité, température) et de l’irrigation qui est affinée grâce à des tensiomètres mais aussi l’utilisation de biostimulants et de mycorhizes pour des plantes plus résistantes. Des essais sont également menés afin d’optimiser l’utilisation d’un champignon antagoniste nommé Trichoderma qui s’attaque au Phytophtora sur l’oranger du Mexique, mais qui est sensible à la fertilisation nécessaire à la culture de la plante.

Les produits phytosanitaires en baisse de 85%

Cet ensemble de méthodes a permis de réduire de 85% l’utilisation de produits phytosanitaires mais les efforts ne concernent pas que ces produits. En effet, les déchets également sont valorisés par le compostagede certains déchets de taille ou encore le tri et le recyclage des contenants qui sont de plus collectés chez les clients de la pépinière…

Eau et énergie ne sont pas en reste

La gestion de l’eau est également au cœur de la certification Plante Bleue et les eaux d’arrosage sont récupérées et recyclées grâce à un système de lagunage. La pépinière dispose de ses propres réserves d’eau et en les associant à l’eau recyclée, elle est autonome en eau.

L’énergie également est au centre des préoccupations. Le moulin aérogénérateur fournit la moitié de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’entreprise et le revêtement double-paroi des tunnels permet de chauffer peu en hiver. Les déplacements dans la pépinière se font grâce à des voitures électriques et à un parc de 45 vélos.

Pépinières du Val d’Erdre : http://www.pepinieres-valderdre.fr/

Visite des établissements Fuchsia Delhommeau

Pour bien commencer, le groupe a été accueilli par Marcel Delhommeau autour d’une délicieuse brioche vendéenne. Ce fut l’occasion d’en savoir plus sur l’entreprise familiale Fuchsia Delhommeau. Fondée en 1971 par les époux Delhommeau, elle est spécialisée dans les fuchsias (600 variétés) ainsi que d’autres plantes rares et la production se fait sur deux sites. Plus de trente pays ont été visités pour sélectionner les plantes cultivées !

La protection biologique intégrée incontournable

Ici, la culture se définit comme “écoresponsable”. Pour lutter contre les insectes ravageurs, la protection biologique intégrée est employée. Un suivi quotidien est effectué afin de surveiller au plus près les populations de ravageurs et d’auxiliaires. Des pots contenant des céréales et des “herbes folles” sont placés dans les serres afin d’accueillir et de nourrir les auxiliaires. La difficulté cette année : la chaleur qui a entraîné une prolifération d’aleurodes car l’auxiliaire utilisé pour les contrôler ne supporte pas une température supérieure à 25°C.

Gestion du climat sous serre: une technologie de pointe!

Le contrôle des maladies dues à des champignons passe surtout par un contrôle du climat afin d’éviter que des gouttes de rosée se forment sur les plantes la nuit. C’est en effet un risque dans le milieu confiné des serres ainsi qu’en raison de la densité de plantes. Le climat est donc contrôlé par un ordinateur et lorsque le taux d’humidité est supérieur à la limite définie, des ventilateurs sont déclenchés, suivis de l’ouverture des écrans situés à l’opposé du vent. Si ces actions ne suffisent pas, de l’air chaud peut être injecté. Cette gestion de précision a une très bonne efficacité. En complément, l’irrigation se fait grâce à un système goutte-à-goutte avec d’éventuels compléments manuels pour les variétés aux besoins en eau supérieurs.

La protection biologique intégrée incontournable

Ici, la culture se définit comme “écoresponsable”. Pour lutter contre les insectes ravageurs, la protection biologique intégrée est employée. Un suivi quotidien est effectué afin de surveiller au plus près les populations de ravageurs et d’auxiliaires. Des pots contenant des céréales et des “herbes folles” sont placés dans les serres afin d’accueillir et de nourrir les auxiliaires. La difficulté cette année : la chaleur qui a entraîné une prolifération d’aleurodes car l’auxiliaire utilisé pour les contrôler ne supporte pas une température supérieure à 25°C.

Gestion du climat sous serre: une technologie de pointe!

Le contrôle des maladies dues à des champignons passe surtout par un contrôle du climat afin d’éviter que des gouttes de rosée se forment sur les plantes la nuit. C’est en effet un risque dans le milieu confiné des serres ainsi qu’en raison de la densité de plantes. Le climat est donc contrôlé par un ordinateur et lorsque le taux d’humidité est supérieur à la limite définie, des ventilateurs sont déclenchés, suivis de l’ouverture des écrans situés à l’opposé du vent. Si ces actions ne suffisent pas, de l’air chaud peut être injecté. Cette gestion de précision a une très bonne efficacité. En complément, l’irrigation se fait grâce à un système goutte-à-goutte avec d’éventuels compléments manuels pour les variétés aux besoins en eau supérieurs.

Visite du Jardin des Plantes et balade nature dans le centre de Nantes

Notre deuxième journée a débuté au Jardin des Plantes de Nantes en compagnie de Céline Poiron, notre guide du Service Espaces Verts et Environnement. Un passage dans la serre en libre accès ouverte à l’occasion de Nantes Capitale Verte 2013 nous a permis d’admirer des plantes carnivores et des plantes épiphytes fixées sur des troncs de châtaignier (imputrescible) recouverts de tourbe, une méthode inventée à Nantes.

Nous avons ensuite pu admirer le Palmarium construit en 1895 et les carrés botaniques situés devant : collection de bégonias, carré armoricain, vignes, plantes médicinales et toxiques… Toute une variété de plantes étiquetées pour que les visiteurs puissent les découvrir.

Des biotopes reconstitués

Dans le parc sont présentés différents biotopes reconstitués, afin de montrer comment les végétaux s’intègrent dans leur milieu sans oublier les installations temporaires de Claude Ponti, auteur et illustrateur pour enfants, comme le banc géant ou le poussin faisant sa sieste sur une pelouse !

En suivant le “fil vert” dans la ville

La visite du Jardin des Plantes achevée, notre groupe a pris la direction du centre-ville afin d’y découvrir une partie des réalisations du SEVE comme par exemple les “big bags” décorés de graffitis, dans lesquels poussent de nombreux végétaux et accompagnés de fauteuils. Un moyen de rendre certaines rues plus accueillantes et de donner envie aux passants d’y faire une pause.

Devant le château des Ducs de Bretagne nous avons pu voir une zone de friche conservée car elle permet notamment un brassage génétique des plantes qui y poussent librement. Les vieux murs quant à eux constituent de bons refuges pour certaines espèces d’oiseaux comme les moineaux.

Des jardins flottants accueillent la biodiversité

Pour finir, nous nous sommes rendus au bord de l’Erdre à la découverte des jardins flottants créés à l’occasion de Nantes Capitale Verte 2013. Le mot d’ordre est l’accueil de la biodiversité grâce à une végétation caractéristique des zones humides locales mais aussi des frayères à poisson et aux abords des abris pour les insectes comme les chrysopes ou des nichoirs pour les oiseaux et les chauves-souris.

En résumé, un concentré des actions pour mettre le végétal au cœur de la ville et impliquer les habitants, le tout dans une démarche de réduction des pesticides initiée il y a une vingtaine d’années !

Après un déjeuner agréable au bord de l’Erdre suivi d’une après-midi libre le week-end a touché à sa fin. Deux jours d’échanges très riches sous un soleil imprévu, une excellente manière de se rencontrer et de récompenser les lauréats de l’édition 2013 du concours Jardiner Autrement.

Félicitations encore à eux et un grand merci à Joël Fruneau de la SNH, Jacques Soignon du SEVE de Nantes ainsi qu’à Jean-Marc Auray et Philippe Jahan des pépinières du Val d’Erdre et à Marcel Delhommeau des établissements Delhommeau pour leur disponibilité et leur accueil !

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