La mesure de la biodiversité et le rôle du jardinier dans sa préservation

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète, selon l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) 10% de la biodiversité est en déclin.
Comment le jardinier peut-il participer à la préservation de la biodiversité ?

On en parle avec :
Arielle Zoellin : Chargée de mission communication et valorisation Ecophyto JEVI – Office français de la biodiversité
Bernard Patry : lauréat 2019 du concours photos épidémiosurveillance

Le terme biodiversité recouvre l’ensemble des être vivants (plantes, animaux, bactéries champignons et virus) évoluant dans différents milieux naturels. Ce terme prend en compte toutes les interactions entre les organismes et les milieux dans lesquels ils vivent.

Dans un milieu donné, la mesure de la biodiversité peut se faire grâce à deux indicateurs:

  • la richesse spécifique = nombre d’espèces différentes
  • l’abondance = nombre d’individus dans chaque espèce

Il existe plusieurs types de diversité:

  • La diversité génétique : permet de distinguer les espèces entre elles mais aussi chaque individu au sein d’une même espèce.
  • La diversité des écosystèmes. Un écosystème se définit comme un lieu où les communautés d’individus interagissent avec leur milieu (forêt, jardin, océan).

Ainsi, dans un écosystème, les populations ne sont pas isolées les unes des autres et forment des communautés qui interagissent en fonction des contraintes biotiques et abiotiques. De toutes ces interactions, résulte une biodiversité fonctionnelle qui influe sur des processus écosystémiques.

Les écosystèmes, sont maintenus grâce aux échanges de matière et d’énergie au sein de réseaux trophiques allant des producteurs primaires aux échelons les plus élevés de la chaîne alimentaire.

Ainsi, le jardin peut être considéré comme un véritable écosystème. Pour le jardinier, l’objectif est de maintenir et faire vivre cet écosystème en favorisant la biodiversité. Au jardin, elle se caractérise par une grande diversité de faune (insectes, oiseaux, petits mammifères, microfaune du sol) et de flore (algues, fleurs, arbres, plantes).

Quelques conseils pratiques

Le jardinage écoresponsable passe par l’observation

Apprendre à différencier les insectes utiles des bioagresseurs permet de bien comprendre les équilibres qui s’exercent au jardin.

Créer des zones diversifiées permettant d’accueillir la faune utile

Qu’ils soient pollinisateurs ou auxiliaires, les insectes ont besoin d’un refuge et de nourriture tout au long de l’année, tout comme les oiseaux et autres petits mammifères.

Des abris à installer :

Différentes zones diversifiées :

Choix des végétaux:

  • cultiver une grande diversité d’espèces et de variétés
  • privilégier les plantes locales plus adaptées à l’environnement du jardin
  • repenser la place des plantes spontanées adaptées à leur écosystème

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