Le travail du sol : techniques

Travailler son sol est l’une des conditions de succès au jardin. Cependant, il est déconseillé de labourer son sol. Il faut plutôt l’ameublir superficiellement. En effet les principaux acteurs du travail du sol sont ses habitants : les macroorganismes et notamment les vers de terre. Un travail superficiel du sol :

  • permet aux racines de respirer et de se développer correctement en évitant une asphyxie des plantes,
  • permet la circulation de l’eau et son absorption par la plante,
  • favorise le développement de la faune et de la flore utile du sol,
  • brise la « croûte » qui se forme à la surface du sol empêchant l’eau de s’infiltrer et favorisant le ruissellement et l’érosion.

Un sol correctement préparé favorise donc la circulation de l’eau et de l’air. Selon le type de sol, et la profondeur de travail du sol, différentes techniques existent.

Les vers de terre

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Lombric (c) Gilles CARCASSES

Le ver de terre ou lombric est un grand travailleur, qui joue un rôle fondamental dans la structure et la biologie du sol.

Il creuse des galeries et participe ainsi à l’aération du sol et à son drainage. Ces petits tunnels facilitent l’installation des racines des plantes et leur alimentation en eau.

En se déplaçant de bas en haut et de haut en bas, le ver de terre mélange le sol. Il réduit et apporte en profondeur des éléments présents en surface, comme les végétaux morts. Il remonte du sous-sol des oligo-éléments comme le fer, le soufre, etc. Il ne touche pas aux racines et aux plantes saines. Il déplace l’équivalent de son poids par jour.

Les déjections des vers de terre contiennent 5 fois plus d’azote, 2 fois plus de calcium, 2,5 fois plus de magnésium, 7 fois plus de phosphore, 11 fois plus de potassium que le sol environnant. Idée : récupérer ces déjections pour les incorporer aux substrats des plantes en pot.

Préservez donc ces animaux, qui sont vos alliés. Leur présence est un bon indicateur de la richesse du sol. Les scientifiques estiment qu’il faut 50 vers par m² pour avoir un sol bien fertile.

Le bêchage

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Retournement d’une pelouse avec une pelle-bêche.

Pourquoi ?

  • Ameublir le sol sur 20 – 30 cm
  • Détruire les mauvaises herbes en les déracinant et en les enfouissant
  • Enfouir compost, fumier et amendements

Quand ?

  • Avant l’hiver dans les sols lourds, pour laisser le gel et l’alternance humidité/déshydratation briser les mottes
  • Au printemps pour les sols légers

Comment ?

La terre ne doit pas être travaillée lorsqu’elle est trop sèche ou trop humide. La motte de terre prise entre les doigts doit être friable et ne pas coller à la bêche.

L’entretien en cours de culture

Pourquoi ?

  • Décompacter le sol, ce qui facilite la pénétration de l’eau et, en été, réduit l’évaporation du sol
  • Éliminer les plantes envahissantes

Quand ?

  • Un binage, parfois aussi appelé sarclage, régulier (l’opération sera très rapide si réalisée fréquemment)
  • Par temps sec
  • Tout au long de la culture

Comment ?

En cours d’année, l’aération superficielle du sol peut se faire par binage à l’aide d’une binette.

Le travail du sol sans retournement

Pourquoi ?

  • Aérer le sol
  • Ne pas bouleverser la vie biologique du sol

Quand ?

  • Avant l’hiver pour les sols lourds
  • Au printemps pour les sols légers, après les avoir débarrassés des adventices qui recouvrent le sol. Cette technique est déconseillée pour les sols lourds

Comment ?

Pour cela on utilise un outil type « grelinette », qui soulève simplement les mottes et permet d’aérer le sol sur 15 à 20 cm de profondeur. Cette technique est généralement utilisée dans les sols sableux et/ou pauvres en matière organique.

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