Carte d'identité

Les larves de première génération sont les plus nuisibles, car elles s’attaquent aux jeunes feuilles, impactant ainsi la photosynthèse et le bon développement de la plante. Elles se nourrissent des feuilles en creusant des galeries entre les deux épidermes. Les tous premiers symptômes sont des petites taches circulaires grises bordées de rouge puis des galeries . A terme, les galeries d’un même groupe d’œufs peuvent fusionner. Les feuilles atteintes se dessèchent et brunissent.


Les plantules meurent et les plantes développées s’affaiblissent, surtout lorsque les conditions de culture sont défavorables. La sensibilité de la betterave à la pégomyie diminue le stade 6 feuilles dépassé. Les fluctuations de la pégomyie varient suivant les conditions climatiques, ainsi les mois de mai pluvieux et froids sont défavorables pour les larves. En été, les fortes températures sont létales pour les larves et les œufs.
L’insecte passe l’hiver sous forme de pupe dans le sol, les mouches adultes apparaissent entre fin avril et début mai. Les femelles pondent par temps sec quand la température atteint les 15°C (début mai à fin juin), sur la face inférieure des feuilles. Après éclosion, les larves commencent immédiatement à se nourrir en creusant une galerie dans les tissus des feuilles. La durée de développement des larves est de 15 jours en 3 stades larvaires. Les larves se métamorphosent au sol en pupe pour réapparaitre sous forme d’adulte fin juin début juillet. Jusqu’à 3 générations par an peuvent se succéder.
Les larves mesurent environ 8 mm de long et sont de couleur blanchâtre. Les œufs sont blancs, ils sont déposés sur la face inférieure des feuilles par petits groupes. La pégomyie adulte ressemble à une mouche domestique.


Désherbez les adventices de la famille des Chénopodiacées sauvages (chénopode blanc, atriplex) qui sont hôtes de la pégomyie. Favoriser les auxiliaires naturels comme les hyménoptères parasitoïdes qui vont pondre directement dans les larves.