Cerisier – Mouche


Vos cerises sont véreuses ? La faute à une mouche aux yeux verts et aux ailes marbrées. Pour la piéger, hissez le drapeau jaune !

Carte d'identité

Mouche de la cerise femelle sur fruit (c) Coutin R. / OPIE, HYPPZ
Rhagoletis cerasi
j f m a m j j a s o n d
pupes dans le sol fruits tous

Les fruits attaqués sont dévorés par les asticots. Des infections secondaires entraînent leur pourriture.

Les dégâts peuvent varier d’une année sur l’autre. Ils se révèlent particulièrement graves lorsque le temps est chaud pendant la période de ponte du ravageur.

La perte de récolte peut être assez élevée du fait des dégâts causés directement par la larve et qui rendent les fruits impropres à la consommation.

A noter : Les variétés précoces et les bigarreaux blancs sont les plus sensibles au ravageur.

 

Les adultes sont de petites mouches de 3 à 5 mm de long. Leur corps est noir avec des taches jaunes sur le thorax et la tête. Les ailes sont transparentes avec quatre bandes noires bleutées très caractéristiques.

Les mouches volent de la fin du mois de mai jusqu’à début juillet.Pendant les heures les plus chaudes de la journée, les insectes sont au repos sur les feuilles et les fruits et se nourrissent des sécrétions sucrées du végétal.

Les œufs sont pondus 10 à 15 jours après les premiers vols d’adultes. Chaque femelle peut pondre de 50 à 80 œufs, introduits sous l’épiderme du fruit en développement. Les larves sortent de l’œuf après 6 à 12 jours en fonction des conditions climatiques.

Les larves sont des asticots blanchâtres qui peuvent atteindre 5 mm de long.

Ils se nourrissent de la pulpe du fruit autour du noyau pendant environ 30 jours avant de quitter les fruits pour partir vers le sol, à quelques centimètres sous la surface, où ils se transforment en pupes pour hiverner. Elles peuvent rester ainsi pour deux ou trois hivers, ce qui explique le cycle de 2 ou 3 ans et les dégâts variables d’une année à l’autre.

Pour vérifier la présence de l’insecte sur votre cerisier, vous pouvez installer des pièges collants jaunes dans l’arbre. L’identification de l’insecte est assez facile du fait de ses yeux verts et des marbrures sur ses ailes.

Les mouches sont attirées par le jaune et les odeurs fortes :

  • Les pièges jaunes installés dans l’arbre permettent de capturer les premiers insectes arrivés avant la ponte dans les fruits. Pour maîtriser la population de ce ravageur, vous pouvez installer plusieurs pièges répartis dans l’arbre environ tous les mètres. Ils sont à installer dès la fin de la floraison. Notez que si vous les installez à plus de 2,5 m de hauteur, ils ne prendront pas les coccinelles de passage.
  • Vous pourrez également les piéger grâce à une bouteille plastique contenant un appât à forte odeur (poisson de mer, fumier de poule…) dans l’arbre.
  • Les arbres de petites tailles , fruitiers formés cultivés en bac, peuvent être protégés par l’utilisation d’un voile anti insecte (mailles inférieures à 0.8 mm).

Les pièges jaunes peuvent être assortis d’une cartouche de phéromones. Les molécules choisies attirent la mouche mâle vers le piège avec les signaux naturellement émis par les femelles.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention « Emploi Autorisé au Jardin » (EAJ) sur le site e-phy.