Petit pois – Oïdium


L’oïdium du pois est dû au champignon Erysiphe polygoni f. sp. Pisi, spécifique à la  culture de cette plante

Carte d'identité

Oidium du pois (c) Gerald Holmes, California Polytechnic State University at San Luis Obispo, Bugwood
Erysiphe polygoni f. sp. Pisi
j f m a m j j a s o n d
températures chaudes, temps sec et forte hygrométrie la nuit
tous

L’oïdium peut être présent sur tous les  organes de la plante ; tiges, stipules gousses et feuilles. Cependant sa présence la plus significative est sur les feuilles sur lesquelles de petites taches blanches et poudreuses apparaissent. Les feuilles âgées sont touchées en premier. En cas de fortes attaques, ces taches apparaissent sur les deux faces des feuilles. En cas d’attaque précoce sur semis tardif, les plantes touchées n’atteignent pas leur développement normal, le rendement peut alors être affecté. Si l’attaque est tardive, la maturité de la plante se trouve retardée et la récolte devient difficile. Au stade ultime le feuillage peut se dessécher complètement.

Dans les conditions optimales, la contamination a lieu en moins d’une heure et la feuille est entièrement colonisée dans un délai de 6 jours.

Les cultures tardives sont plus exposées à l’oïdium.

L’oïdium du pois est dû au champignon Erysiphe polygoni f. sp. Pisi, spécifique à la  culture de cette plante

Au cours de l’été, le champignon produit des cléistothèces, organes capables de supporter les basses températures. Il va ainsi se conserver pendant l’hiver dans les débris végétaux et les hôtes secondaires (vesces, lupins, …).

Lorsque les conditions sont optimales, temps chaud (16-28°C) et sec avec une forte hygrométrie au sol la nuit, le champignon va se propager par ses ascospores qui se multiplient sur les plantes secondaires et débris végétaux. Une fois sur les pois, les spores vont émettre un haustorium (suçoir) qui va percer la cuticule de la feuille et pénétrer les cellules. Le mycelium va ainsi se multiplier à la surface des feuilles et former de nouvelles chaines conidiennes (conidies assurant la multiplication asexuée du champignon)  qui vont se disperser par le vent.

Lorsque les conditions sont défavorables, le champignon va émettre des périthèces pour assurer sa conservation.

Certaines publications signalent ce champignon comme transmissible par la semence, de manière exceptionnelle.

Ne pas confondre avec le mildiou qui présente des taches jaunes en face supérieure des feuilles et un duvet gris violacé à la face inférieure.

Le feutrage blanc poudreux est reconnaissable.

Choisir des variétés résistantes ou tolérantes.

Retirez les premières feuilles atteintes.

Évitez les plantations trop denses.

Évitez les arrosages par aspersion par temps couvert ; n’arroser que par temps ensoleillé et toujours le matin.

Évitez les fertilisations trop azotées.

Pratiquez la rotation des cultures pour éviter la conservation du champignon au sol.

En fin de culture retirez méthodiquement et détruire tous les résidus de culture malade.

Éliminez certaines plantes sauvages qui servent de réservoir au champignon (ex : séneçon, laiteron).

Les préparations à base de soufre naturel ont une action sur l’oïdium.

Une décoction de prêle peut renforcer les défenses de la plante et gêner la pénétration des suçoirs.