Prunus – Sharka

ONR

Le Plum pox virus ne tue pas les arbres, mais la maladie incurable entraîne une grande menace pour la production des fruits. Les symptômes sont observables du printemps au début d’été. Les fortes chaleurs les atténuent, les rendant ainsi plus difficiles à observer.

Carte d'identité

Plum pox virus
j f m a m j j a s o n d
tous
pêchers, nectariniers, pruniers, abricotiers, amandiers, cerisiers à fleurs, myrobolans
Plum pox virus

Les symptômes s’observent principalement sur les feuilles et les fruits. Ils sont variables selon les espèces mais présentent en commun des taches, anneaux et bandes chlorotiques sur les feuilles le long de la nervure centrale. Des anneaux chlorotiques et déformations apparaissent sur les fruits atteints. Les fruits peuvent également tomber de façon prématurée. Quelques symptômes spécifiques se présentent :

  • Pour les abricots : des anneaux ou taches jaunâtres sur les noyaux.
  • Pour les pêchers : des déformations des feuilles des jeunes bourgeons au printemps et les taches sur les fruits sont blanchâtres sur les fruits à chair blanche et verdâtres sur les fruits à chair jaune. Par ailleurs des striures peuvent apparaître sur les pétales des fleurs et des taches en anneaux décolorés sur les bois de l’année.
  • Pour les pruniers : des fruits très déformés présentant des sclérifications internes avec des imprégnations de gomme.

La sharka est causée par un virus appelé Plum pox virus (PPV). Ce virus touche plusieurs espèces fruitières du genre Prunus. Les arbres de ce genre ont en commun de produire une drupe charnue enveloppant un noyau tels que les pêchers, nectariniers, pruniers, abricotiers, amandiers ; ainsi que certaines espèces ornementales comme les cerisiers à fleurs, les myrobolans, etc.

Deux souches existent en France : Dideron qui touche principalement les abricotiers et pruniers ; et Markus qui touche tous les Prunus sauf les cerisiers.

Le virus se transmet via deux vecteurs : par du matériel végétal infecté lors du greffage (greffons ou porte-greffe) ou par une vingtaine d’espèces de pucerons, comme le puceron vert du pêcher. La période de risque de contamination par les pucerons se situe principalement à la fin du printemps et au début de l’été lorsque les pucerons colonisent de nouvelles plantes hôtes secondaires. La transmission par puceron est non persistante, après trois heures celui-ci n’est plus en mesure de transmettre le virus à un nouvel hôte.

Des risques de confusions existent avec certaines carences qui entraînent la décoloration des feuilles de Prunus.

C’est aussi le cas pour la « fausse sharka » due au virus des taches foliaires chlorotique du pommier, qui se rencontre sur certaines variétés de prunier.

Plantez un matériel végétal sain et arracher les arbres contaminés.

Il n’existe pas de traitement phytosanitaire pour lutter contre la sharka.

Aucune mesure de biocontrôle n’est connue à ce jour.