Puceron


Ce sont sans doute les plus connus des insectes ravageurs. Présents sur un très grand nombre d’espèces végétales, ils boivent la sève des plantes qu’ils affaiblissent. De petites colonies peuvent être tolérées au jardin, elles attireront tout un cortège d’insectes utiles.

Carte d'identité

Colonie puceron Acyrthosphon pisum sur feuille
j f m a m j j a s o n d
oeufs sous les feuilles jeunes pousses tous

Les grandes colonies peuvent affaiblir les plantes ; elles ne tueront pas la plante en une saison mais peuvent diminuer la floraison voire la récolte au verger. Au potager, leur présence en trop grand nombre déprécie les légumes feuilles.

Le danger réside surtout dans les maladies virales que peuvent transporter les pucerons. Ces dernières sont incurables et nécessitent de retirer et brûler la plante malade.

La majorité des pucerons présents sur les plantes à la belle saison sont des femelles. En effet, la reproduction sexuée a lieu avant l’hiver produisant des œufs capables de résister à la mauvaise saison.

Le reste de l’année, elles sont capables de donner naissance à une nouvelle génération 5 jours après leur propre naissance ! Les générations très rapprochées expliquent les pullulations observées notamment sur rosiers ou cerisiers.

Lorsque la colonie est trop importante ou que la ressource en nourriture n’est plus suffisante, des individus ailées apparaissent. Attirées par la couleur verte des plantes, ils se déplacent d’un végétal à l’autre goutant les feuilles jusqu’à découvrir un lieu d’installation propice.

Certaines espèces de puceron migrent entre des plantes d’espèces différentes, d’autres sont présentes toutes l’année sur une seule et même plante. C’est ce qui explique que les pucerons qui contaminent les arbres soient très rarement visibles l’été sur ces derniers, ils se déplacent vers des plantes herbacées avant d’y revenir à l’automne.

Les espèces n’ayant qu’un seul hôte présentent des formes ailées uniquement lorsque la colonie est trop étendue ou à l’automne pour la réalisation de la reproduction sexuée.

Veillez à éviter l’excès d’apport d’engrais azotés car les jeunes pousses sont plus attractives pour les pucerons.

Surveillez l’homogénéité de l’arrosage des cultures, les plantes sèches sont très attractives pour les pucerons.

Utilisez des plantes attractives (centaurées, capucine, ortie, fenouil…) en périphérie du jardin pour canalisez les premiers vols et sédentariser les auxiliaires.

Pour les espèces ayant deux plantes hôtes, évitez la culture des deux plantes à proximité l’une de l’autre dans votre jardin.

Préservez un coin de prairie dans votre jardin pour permettre aux auxiliaires de rester près de vos plantations. Ils seront d’autant plus efficaces au maintien d’une faible population de puceron.

De nombreux organismes de biocontrôle existent, prédateurs (chrysopes, coccinelles) et parasites pour maitriser les populations de pucerons.

En fonction du ravageur, vous trouverez des méthodes de biocontrôle spécifiques dans les fiches techniques.

Certaines préparations à base de plantes telles que la l’infusion de lavande ou de menthe auraient une action de renforcement de la plante éloignant les ravageurs. L’efficacité de ces préparations n’est cependant pas démontrée scientifiquement à ce jour.

Recherchez les produits autorisés pour l’usage prévu et portant la mention “Emploi Autorisé au Jardin” (EAJ) sur le site e-phy.