Concours Jardiner Autrement : le palmarès 2018

Le concours « Jardiner Autrement » récompense depuis 2011 des jardiniers amateurs qui favorisent le maintien des équilibres biologiques au jardin afin de réduire puis de se passer de l’usage des pesticides.

Le jury du concours s’est réuni au mois de juin afin d’examiner les candidatures issues des quatre coins de la France reçues à l’occasion de cette huitième édition. Un examen attentif a permis de choisir parmi les dossiers les 5 lauréats ainsi que les 5 prix d’encouragement. Découvrez dès maintenant les noms des heureux gagnants et rendez-vous à la rentrée pour découvrir, dans la rubrique dédiée aux lauréats du concours, les reportages réalisés dans les jardins primés.

Voici donc quelques exemples de jardiniers qui réussissent à s’affranchir des pesticides, parmi eux un jardin : pédagogique, d’altitude, expérimental, pavillonnaire et varié.

concours sans pesticides

A la découverte des 5 jardiniers lauréats et de leur jardin

Michel Cognard et son jardin de transmissions aux Mureaux (78)

Une des vocations de ce jardin situé dans la ville des Mureaux est de transmettre, notamment aux écoliers, le goût et l’attention nécessaire pour jardiner. Michel Cognard se plaît à dire « qu’il faut se donner soi-même complètement à son travail, apprendre de ses erreurs […] avant de retransmettre ».

Ce jardin s’est transformé puisqu’il y a peu de temps il était principalement vivrier et visait la productivité. Maintenant les planches de culture sont parfois plus garnies de fleurs que de semences légumières. D’autre part Michel Cognard emprunte certaines espèces aux grandes cultures en plantant du lin, du tournesol, du trèfle, du sarrasin, du ray gras ou bien encore du maïs doux. Il donne donc à voir cette technique des anciens fermiers : le méteil.

Noëlle Guillot et son jardin d’altitude qui tend vers l’autosuffisance à Linthal (68)

Ce très grand jardin d’altitude à vocation principalement vivrière a changé complètement de pratiques culturales depuis 10 ans. Le respect de l’environnement est maintenant une des motivations principales de développement de ce jardin et passe par l’acceptation de dégâts au bénéfice d’un écosystème équilibré. C’est un travail d’ensemble et une vision globale du jardin qui sont privilégiés et se traduisent par de nombreuses associations de plantes et un non travail du sol. Différents types de purins sont expérimentés afin de renforcer les plantes. On trouve aussi des animaux comme des chevaux et des poules.

Eric Lenoir et son jardin expérimental (89)

Paysagiste de formation, Eric Lenoir exerce le métier de pépiniériste et se définit comme un jardinier « fainéant, contemplatif », qui préfère « canaliser les processus naturels et les exploiter plutôt que de lutter contre eux ».

Dans son vaste jardin, Eric Lenoir cherche, compose, observe beaucoup mais aussi expérimente. En effet, il tend à mettre en évidence l’impact bénéfique de la main du jardinier sur son lieu : le Flérial. Ce jardinier entretient tout de même : il fauche les allées, plante des arbres sur de petits dômes de terre, mais il bannit aussi presque tous les engins à moteurs et proscrit tous les produits qu’ils soient de synthèse, bio, maisons, naturels : tous.

A côté, une surface à peu près identique est laissée complètement indemne de toute intervention. Si le premier jardin regorge d’espèces aussi bien végétales que d’insectes volants ou de batraciens, l’autre zone s’est refermée, laissant la place à un taillis forestier constitué de saules et de bouleaux.

Régine Nowak et son jardin d’ornement et vivrier à Pont-à-Mousson (54)

Ce jardin a été conçu dans le même esprit que la construction de sa maison, de façon réfléchie et pérenne. Dans ce jardin vous trouverez un ensemble harmonieux d’ornement mêlé à des carrés potagers. La biodiversité est très présente parmi les haies et les carrés potagers sont conduits sans pesticides. Le paillage et le non-travail du sol sont les principaux alliés de ce jardin.

Les méthodes de jardinage appliquées en font un îlot de biodiversité dans une zone pavillonnaire dont la famille et les proches en profitent.

Rodolphe Vétu et son jardin flamand… mais pas uniquement (59)

Ce professeur de lycée allie un jardin d’inspiration flamande, un jardin potager, un verger, et de l’élevage. Il est à la recherche d’une alliance harmonieuse pour un jardin à vocation vivrière. Tout autour de sa maison s’est donc installé un écosystème inspiré de la polyculture-élevage qui nourrit une bonne partie de la famille. Ce système lui permet de se passer de produits de synthèse et de tendre vers un équilibre.

Rodolphe Vétu s’ouvre aussi à d’autres méthodes de cultures qui elles aussi valorisent les cercles vertueux. L’aquaponie s’inscrit dans ce processus. Les déjections des poissons sont autant de ressources pour les plantes, pendant que les plantes filtrent et nettoient l’eau pour les poissons.

Les 5 prix d'encouragement

  • Daniel Deycard à Le Soler (66).
  • Maryline Motte à Mandres sur Vair (88).
  • Daniel Gerard à Provin (59).
  • Nicolas Tellier à Amiens (80).
  • Sandrine Theard à Angers (49).

Félicitations à tous les lauréats et ainsi qu’un grand merci à tous les participants.

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