Marronnier – Mineuse


Carte d'identité

Dégâts causés par la mineuse du marronnier ©Gyorgy Csoka, Hungary Forest Research Institute, Bugwood.org
Cameraria ohridella
j f m a m j j a s o n d
dans les feuilles au pied des arbres
Tous
D’autres espèces de marronniers peuvent être attaquées ainsi que quelques érables

La mineuse du marronnier s’attaque principalement au marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum). Elle creuse des galeries dans les feuilles. Ces galeries sont facilement reconnaissables par la couleur des taches qui passent de blanc à rouille tout en s’allongeant. Les feuilles touchées se recroquevillent et finissent par tomber durant l’été.

Des taches blanches puis marron apparaissent sur les feuilles, le long des nervures et s’étalent. Ces galeries s’étalent progressivement, réduisant ainsi les surfaces chlorophylliennes, impactant ainsi le processus de photosynthèse. Les feuilles tombent prématurément en été. Les arbres touchés par la mineuse du marronnier sont facilement repérables, car une grande partie de leurs feuilles sont attaquées.

Impact esthétique principalement pour les premières années de contamination, mais à terme la diminution de la photosynthèse peut affaiblir l’arbre.

Au printemps, les papillons, qui mesurent entre 3 et 5 mm de long, émergent des chrysalides pour s’accoupler au niveau des troncs des marronniers. Les œufs sont pondus sur la face supérieure des feuilles, les chenilles pénètrent directement dans les feuilles dès l’éclosion. La chenille poursuit son développement dans la feuille et passe par 4 stades avant de former un cocon à l’intérieur de la mine. Le papillon qui en sort pond ses œufs après accouplement et le cycle recommence. 3 à 4 générations sont possibles au cours de la même année en France, jusqu’au début de l’automne.

En octobre, les chrysalides entrent en diapause dans les feuilles au pied des arbres.

Les mines peuvent être ouvertes délicatement pour observer la larve ou le cocon à l’intérieur.

Ne pas confondre avec le BlackRoot (Guignardia)

Ramasser les feuilles tombées au sol et les détruire ou les composter si votre compost monte à une température supérieure à 40 °C. En deçà, les chrysalides ne sont pas détruites.
Planter des espèces hybrides moins sensibles à la mineuse comme Aesculus carnea.

Il n’existe pas d’ennemi naturel spécifique, mais certains prédateurs peuvent se nourrir des chenilles et des chrysalides comme les mésanges bleues, les araignées ou les perce-oreilles. La décomposition des feuilles et les pluies importantes peuvent détruire une partie des chrysalides en diapause.

Les poules au pied des arbres permettent de réguler la population de chenilles et de chrysalides au sol.
Installez des nichoirs et favorisez l’installation d’auxiliaires en préférant une tonte haute, en ménageant des zones naturelle dans le jardin. Multiplier, si possible, les écosystèmes dans le jardin : les haies, les prairies sèches et humides, les lisères et les fossés

Actuellement, il n’existe pas de traitement pour lutter contre Cameraria ohridella.

 

Sources :

Etude de la dispersion de la mineuse du marronnier Cameraria ohridella en France, Augustin et al. 2008

Fiche de synthèse Plante&Cité, La mineuse du Marronnier : biologie, méthodes de lutte, évolution des populations, 2014

Dossier Maladies et ravageurs émergents : soyons vigilants ! (Sylvie Augustin) Jardins de France janvier-février 2015

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.